Moi, la voix du Joker me blasez un peu dans ce film.
Je suppose que c'est "blasait".
En réalité, c'était "la voix me blase" mais une mauvaise manip de clavier a ajouté un "z".
Je viens de le revoir récemment en version Uncut et je me rends compte que j'étais vraiment dur avec Terry. Comme Firestorm l'a dit, Terry ici nous prouve qu'il EST Batman. Seulement, à mon sens, il ne le prouve pas à Bruce qui, au fond, l'avait compris depuis bien longtemps puisque, comme il le dit, Batman n'est pas un titre qu'on mérite ou non de porter, c'est l'homme qui le porte qui lui donne sa valeur.
Non, Terry trouve sa place aux yeux de tous les autres qui n'avaient pas compris ce que signifiait la cape. Barbara Gordon qui le traite comme un gosse, le Joker qui le méprise royalement et surtout lui-même. Terry se dévalorise sans cesse, prétendant ne pas être un Batman de remplacement mais, le pensant tout de même au fond de lui. Quand il monologue près d'Ace et se dit que s'il était un "super Batman" il aurait déjà résolue l'énigme.
Le Joker est vraiment bien traité, malgré cette VF gênante (mais une version Uncut VO -pléonasme- efface ce soucis d'un revers de la main). On le voit vraiment comme le vilain ultime (les yeux terrifiés de Bruce lorsqu'il le revoit). Pour un peu, on a presque la sensation d'un combat inégal entre un batman "novice" et ce vieux monstre revenu des enfers.
La façon dont McGinnis décide finalement de l'affronter (let's dance, bozo!) et parvient à retourner la situation à son avantage est tout simplement géniale.
Les deux dernières répliques du combat auraient pu devenir relativement mythiques si le film avait bénéficié d'une meilleure distribution et promotion dans le monde entier.
Et mon cœur continue de battre la chamade lors du dernier plan...