April 24, 2014, Thursday, 113

Crise de rire

De La Tour des Héros.

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Crise de rire (Make 'Em Laugh) est, selon l'ordre idéal, le 83e épisode de Batman : La Série animée. Il fait partie des épisodes estampillés Les Aventures de Batman & Robin et marque les seules apparitions du Prince du Condiment, du Rat-masseur de Boîtes et de Super Madame Propre.

Batman : La Série animée
Épisode
Titre français Crise de rire
Titre original Make 'Em Laugh [Faites-les rire]
N° ordre idéal 83
N° de prod. 583
1re diff. USA FOX (samedi 5 novembre 1994)
1re diff. francophone France 3 (dimanche 28 mai 1995)
Format image 4/3 (Full screen)
Durée ± 21 minutes
Scénario Paul Dini
Randy Rogel
Réalisation Boyd Kirkland
Supervision musique Shirley Walker
Musique Michael McCuistion
Studio d'animation Dong Yang Animation, Inc.
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Double Tour La Cité congelée
Guide des épisodesForum

Sommaire

Histoire

Dans un restaurant, un homme autoproclamé « Prince du Condiment » commet, à l'aide de pistolets à sauce, un hold-up. Batman le stoppe aisément mais l'imprévisible malfaiteur persiste et atterrit par accident sur le toit d'une voiture de police. Montoya en sort et reconnait Buddy Standler, un célèbre comique de la TV.

Le lendemain, Batman et Robin apprennent que le comédien, hospitalisé et incapable d'expliquer son acte, perd son émission et, pour le soir même, sa participation en tant que membre du jury à une compétition télévisée récompensant « la personne la plus drôle de Gotham City ».

Au même moment, dans un centre commercial, Alfred avertit par téléphone Batman : un homme déguisé en rat réalise un drôle de braquage. Arrivés sur les lieux, Batman et Robin mettent K.O « le Rat-masseur de Boîtes » et découvrent qu'il s'agit d'un autre membre du jury, contrôlé par une puce électronique.

À Arkham, la piste du Chapelier Fou, lui-même victime d'un contrôleur cérébral, mène à une impasse. De retour à la Batcave, le duo à cape apprend le kidnapping de Lisa Lorraine, 3e et dernier juge, puis visionne l'enregistrement du précédent concours d'humour sur lequel Batman distingue les traits maquillés du Joker chez un comique intrus qui menace le jury venant de le faire renvoyer.

Attention, spoiler ! Ce qui suit dévoile des éléments importants de l'intrigue.

Malgré tout, le concours, entièrement orchestré par le Joker, a bien lieu. L'entrée des héros épargne le public du danger, et tandis que Batman poursuit le Joker parti vers le toit avec le trophée, Robin neutralise Lisa Lorraine, transformée en « Super Madame Propre ». Sur une baudruche géante, le Joker manque de peu de jeter dans le vide Batman, sauvé par Robin. Dans la confusion de l'action, le Joker perce le ballon, tombe, avant d'être retenu par le grappin de Batman. Au sol, la police n'a plus qu'à le cueillir.

Doublage

Distribution

Personnages Voix originales Voix françaises
Batman / Bruce Wayne Kevin Conroy Richard Darbois
Robin / Dick Grayson Loren Lester Georges Caudron
Alfred Pennyworth Efrem Zimbalist Jr. Jacques Ciron
Le Joker Mark Hamill Pierre Hatet
Summer Gleeson Mari Devon Déborah Perret
Officier Renee Montoya Liane Schirmer Patricia Legrand
Le maître de cérémonie Richard Jeni Philippe Peythieu
Lisa Lorraine / Super Madame Propre Andrea Martin Dominique Chauby
Le Prince du Condiment Stuart Pankin Jean-Claude Sachot
Le Rat-masseur de Boîtes Grant Shaud *
Client du restaurant #1 * Jacques Ciron
Client du restaurant #2 * Sylvain Lemarié
Une cliente du restaurant * Dominique Chauby
La standardiste de la police * Patricia Legrand
L'agent de Standler Efrem Zimbalist Jr. Michel Modo
La vendeuse de bijoux * Dominique Chauby
Le Joker déguisé en livreur Mark Hamill *

Remarques

Commentaires

Titres

  • Le titre original (Make 'Em Laugh) fait écho au titre de la chanson de la célèbre comédie musicale Dansons sous la pluie (1952) qui plagie une autre chanson, Be a Clown, dont le titre VO de l'épisode Fugue en sol Joker porte lui aussi le nom.
  • Le titre français ne rend pas bien compte du thème de l'épisode : la comédie.
  • L'épisode est répertorié dans la base de l'INA sous le titre Fête moi rire (sans tiret), plus proche du titre VO et de l'esprit de l'épisode grâce à son jeu de mot. Cela dit, le « moi » aurait pu être remplacé par « les ».
Écouter la musique de fond

Analyse

L'épisode rentre dans la catégorie des épisodes avec un esprit cartoon impliquant le Joker. Et bien qu'il pâtisse d'une intrigue mal pensée, il réussit à faire rire, et jouit d'une animation fluide.

  • Comme l'augure son titre, l'épisode aborde le thème de la comédie, et ce à travers plusieurs de ses facettes : one-man-show, show TV d'humour, sitcom, et même quelque part aux caméras cachées, compte tenu des interventions loufoques des juges mentalement contrôlés. Ces derniers sont quant à eux des clins d'œil amusants aux personnages hauts en couleur et manichéens de l'Âge d'Argent. Il a d'ailleurs dû être particulièrement jouissif pour les scénaristes de se mettre dans la peau du Joker pour concevoir ces ennemis de passage.
  • L'épisode ne dépeint pas un tableau tout rose du milieu de l'humour et du spectacle ; une certaine dureté en ressort, que symbolise le buzzer du jury servant à éliminer les candidats. Par ailleurs, l'histoire met en scène l'humour sous ses deux facettes : la fonction cathartique se mêle à la moquerie destructrice. Et c'est par ce biais que le Joker élabore son plan d'humiliation pour ruiner la carrière de ses victimes. Aussi, l'allégorie de cet effondrement de la réputation se trouve parfaitement illustrée dans la scène où le Prince du Condiment se raccroche avec désespoir au néon « Top » (du nom du restaurant) pour éviter de chuter de haut…
  • D'une certaine manière, le Joker détruit les éléments clés du concours d'humour pour mieux se l'accaparer et en refaçonner les règles qui étaient à l'origine de son renvoi. Ainsi, les juges deviennent ses pantins qui se muent avec lui en candidats malfaiteurs ; la salle de spectacle s'étend à plusieurs lieux de la ville ; et les sbires du Joker remplacent les juges. Dans cette vision, le combat entre Robin et Super Madame Propre sur scène se voit alors ostensiblement comme le sketch d'un duo comique.
  • Le scénario est construit comme une intrigue mais l'identité du cerveau se repère facilement via la scène du kidnapping de Lisa Lorraine, puisque l'on distingue un homme au large sourire et vêtu de violet. La VF pourtant met maladroitement le doute à cause d'un doublage du Joker fait par un autre comédien que Pierre Hatet.
  • On remarquera aussi que l'épisode se divise en trois actes correspondant à chaque juge contrôlé. En outre, il forme une boucle : la scène du dernier acte montrant le Joker sauvé d'une chute mortelle par Batman renvoie à la chute du Prince du Condiment devant les yeux impuissants du même héros. Ce procédé scénaristique optimiste renforce l'idée qu'à présent tout reviendra à la normale pour les malheureuses victimes.
  • Enfin, la structure de l'histoire se base sur une succession d'humiliations que subissent presque tous les personnages. On peut même noter une sorte d'escalade dans le degré de honte. Certes les humiliations des membres du jury sont comparables, mais, au début, l'échec de Batman pour sauver le Prince du Condiment ne vaut pas la fessée qu'endure plus tard Robin. Et c'est à la fin que se produit la pire humiliation : devant une foule hilare, le Joker finit avec le pantalon baissé et la tête dans le trophée. Cette situation lui donne en plus un air de représentation du fou doté d'un entonnoir comme couvre-chef.
  • Il y a lieu de se demander si la fessée de Robin atteste d'une volonté de vengeance implicite de la part des scénaristes vis-à-vis de la Fox, qui leur imposait de faire apparaître le sidekick de Batman dans un maximum d'épisodes. Et vu que l'argument de la chaîne consistait à affirmer que les enfants s'identifiaient à Robin, il se pourrait que la scène où ce dernier immobilise Super Madame Propre dans une position suggestive était une réponse des scénaristes pour ajouter que le héros étudiant n'était pas si jeune que ça…

Détails

Quelques détails sur l'épisode :

  • Malgré l'apparition de l'inspecteur Bullock, Renee Montoya et du Joker, ni le commissaire Gordon ni Harley Quinn n'apparaissent dans cet épisode.
  • Contrairement aux précédents épisodes avec le Chapelier Fou, une fois leurs esprits retrouvés, les personnes mentalement contrôlés ont l'air de se souvenir de ce qu'ils ont fait.
  • Dans les crédits de fin, Super Madame Propre, au lieu d'être nommée Mighty Mom, comme elle s'appelle en VO, est désignée comme "Rolling Pin". Ce terme signifie "Rouleau à pâtisserie", un objet qu'elle n'utilise d'ailleurs pas, mais qui est associé dans les parodies comme l'arme de la femme furieuse après son mari.
  • Le lendemain de l'incident avec le Prince du Condiment, Robin lit un journal dont la Une « Rally To Be Held For Gordon » (« Rassemblement à venir pour Gordon ») résonne comme un clin d'œil aux évènements du double épisode antérieur Jeux d'ombres.
  • On apprend que Robin est fan du comique Buddy Standler et qu'il doit assister en compagnie d'Alfred au concours des humoristes. Ce détail révèle le décalage entre eux et Batman, à qui cet univers de la comédie semble étranger.
  • Dans le centre commercial, Alfred qu'on connait pour son éternel smoking noir fouille une rangée de vestes de costume blancs.
  • Le récit donne l'illusion à deux reprises qu'Alfred se fait tuer par balle. Dans la première, son reflet apparait dans un miroir qui éclate sous des coups de feu ; dans la deuxième, le Rat-masseur de Boîtes le braque avec sa mitraillette, et au moment du tir, l'image montre Batman et Robin effrayés au téléphone. Finalement, c'est juste le téléphone public qui a reçu les impacts.
  • En VO, on peut entendre la publicité de l'Homme Mystère (issue de La Réinsertion de l'Homme Mystère) dans la scène où Lisa Lorraine vient à la rencontre du livreur de pizza.
  • Alfred a un rôle un peu plus important que d'habitude car il prévient Batman et Robin du délit commis par le Rat-masseur de boîtes et découvre avant eux le nœud de l'affaire.
  • Le Joker qui d'habitude ne fait rire que lui et ses sous-fifres, emballe le public sous l'avatar de Shecky le grand Rigolard. Bien que ses blagues ne volent pas haut, le rire s'explique par l'absence de cruauté de sa part et le fait que les gens doivent penser qu'il s'agit d'une mise en scène prévue pour égayer la désignation solennelle du gagnant.
  • Une fois arrêté et mis dans la voiture de police, le Joker garde quand même la coupe du concours, qu'il repose sur sa tête.

Incohérences ou Éléments inexpliqués

Quelques petits détails :

  • Le Prince du Condiment fait une chute avec le corps perpendiculaire à la route. Pourtant, une fois atterri, il est représenté sur le toit de la voiture de police parallèle à celle-ci.
  • Lisa Lorraine se fait kidnapper en début de soirée, et le journal a quand même le temps d'imprimer un long article en Une sur cet évènement le soir même.
  • Lors du visionnage du dernier concours d'humour, le buzzer du jury change de place suivant le plan et disparait même sur l'un d'eux.
  • Quand le Rat-masseur de Boîtes tire à la mitraillette, on voit la queue de son costume bouger alors même qu'il ne bouge pas. Autre chose : vu son gabarit, Super Madame Propre a une agilité et une force que peut difficilement expliquer le simple contrôle de son esprit. Mais dans les deux cas, il ne s'agit pas d'erreurs de la part des scénaristes, seulement des preuves de la loufoquerie de l'épisode.

Références culturelles

Diverses références culturelles :

  • Selon toute vraisemblance, aussi bien les trois comédiens kidnappés que le Joker déguisé en comique portent un nom rappelant celui de comiques de stand-up outre-atlantiques. Ainsi, Shecky le grand Rigolard renvoie à Shecky Greene ; Buddy Standler à Buddy Hackett ; Harrold Loomis (Harry Loomis en VO) à Jerry Lewis ; et Lisa Lorraine à Lisa Lampanelli. Pour ce dernier personnage, la comédienne Lisa Loring serait envisageable car les sonorités sont très proches, mais contrairement aux autres personnalités mentionnées, elle n'a pas fait de stand-up.
  • Ajoutons que Lisa Lorraine a un physique, un caractère et une carrière qui parodient Roseanne Barr, connue des francophones grâce à sa sitcom Roseanne.
  • Enfin, Vinnie, Coup de poing ("Knuckles" en VO), et Kowalski sont en quelque sorte les prototypes de Larry, Moe et Curly, qu'on découvrira plus tard dans TNBA. Ces deux trios sont inspirés des Trois Stooges, un trio comique burlesque des années 30 très célèbre aux États-Unis. Leurs nombreux courts-métrages font partie de la culture populaire au même titre que ceux de Buster Keaton, Charlie Chaplin ou encore Laurel & Hardy.
  • Dans la VO, le Prince du Condiment, en partant avec le butin, dit aux clients du restaurant : « Parting is such sweet and sour sorrow. ». Il détourne ainsi à une réplique de Roméo et Juliette qu'on peut traduire par « Les séparations sont d'une si douce tristesse. » Le « and sour » ajouté, qui signifie "et aigre", répond bien sûr au concept du personnage.
  • Pour la même réplique, la VF opte pour une autre référence détournée ; en l'occurrence la phrase culte de la saga de La Guerre des Étoiles devient : « Que le ketchup et la moutarde soient avec vous ! ».
  • À deux reprises, en VO, le Prince du Condiment cite son nom accompagné d'un qualificatif (« uncanny » et « conceptual »), tandis que la VF ne le fait qu'une fois (« subliminal »). Cette façon de se nommer évoque les adjectifs associés à tous les super-héros et équipes Marvel qui bénéficiaient, dès les années 60, de leur propre titre. Et le nom même de Super Madame Propre en VO (Mighty Mom) comporte un adjectif qui rappelle celui du super-héros Thor. Enfin, toujours en VO, le Prince du Condiment surnomme Batman « The Dynamic Dark Knight », ce qui renvoie à des surnoms hérités des comics : celui de Batman même, depuis la BD The Dark Knight Returns de Frank Miller ; et celui du duo Batman et Robin : "The Dynamic Duo".
  • Le grand smiley imprimé sur la boîte à pizza et le badge smiley du Joker n'est pas sans rappeler celui utilisé dans la fameuse BD Watchmen d'Alan Moore. Crise de Rire peut même se comparer à cette œuvre dans la mesure où l'intrigue se construit de la même manière : dans l'épisode, sur fond de compte à rebours avant le prochain concours, des comédiens sont kidnappés l'un après l'autre par un inconnu ; tandis que dans la BD, sur fond de compte à rebours d'une apocalypse nucléaire annoncée, des super-héros se font tuer l'un après l'autre par un inconnu. D'ailleurs, la 1re victime dans le comic se nomme le Comédien et fait une chute de haut, à l'instar du Prince du Condiment, lui-même 1re victime du Joker.
  • Le concours d'humour a des airs de télé-crochet tel qu'ils se sont multipliés depuis les années 2000 aux quatre coins du globe avec pour principe de présenter sur scène des candidats effectuant une performance, sous le regard d'un public et de trois ou quatre membres du jury qui donnent leur appréciation. Mais pour trouver une éventuelle émission qui aurait pu inspirer les scénaristes de l'épisode, on doit se tourner vers le très populaire The Gong Show, diffusé durant les années 70 et revenu par la suite périodiquement sur les chaînes américaines, comme ailleurs. Ce programme très fantaisiste et axé sur l'humour faisait défiler sur une petite scène des candidats amateurs dévoilant leur talent sous la forme d'un numéro. À l'issue de celui-ci, trois vedettes notaient sur 10 la prestation, en vue de désigner au final un vainqueur. Néanmoins, il suffisait qu'un juge insatisfait frappe le grand gong derrière lui pour mettre fin à la performance avant son terme. Il est même loisible de penser que la conception de Shecky le grand Rigolard prend source dans The Unknown Comic, un membre récurrent du staff de l'émission qui présentait, avec un sac en papier en guise de masque, des sketches en racontant de grosses blagues ridicules qu'un orchestre ponctuait par un rimshot, un bruit de batterie utilisé dans les cabarets pour appuyer l'effet d'une blague. D'ailleurs, en VO le nom du Joker déguisé en comique est Smiling Shecky Rimshot.
  • Le thème de l'épisode était l'occasion - volontaire ou non - de faire référence aux origines possibles qu'avaient données Alan Moore au clown psychopathe dans le comic Rire et Mourir (The Killing Joke). En effet, dans cette BD, le Joker y raconte que, avant de devenir criminel, il était un comique raté de stand-up.
  • En VO, quand le Joker est sur le point de faire tomber Batman du ballon, il cite une phrase connue des anglophones : « Dying is easy, comedy is hard! » (« Mourir est facile, la comédie est difficile. »). La paternité de celle-ci est sujette à débat.
  • Là encore, les traducteurs, faute de pendant francophone, ont utilisé une référence au sens différent. En effet, en VF le Joker transforme la célèbre phrase de la pièce de Molière L'avare « Il faut manger pour vivre, et non pas vivre pour manger » en remplaçant « manger » par « rire ». Mais le contexte de la scène rend cette citation poussive.
  • Dans la VO, lorsque le Joker s'envole avec le ballon, il s'exclame d'un « Up, up, and away! », une phrase célèbre liée à Superman depuis les années 40.

Citations

Le Prince du Condiment (s'adressant à Batman) : Je savais que tu mettrais les pieds dans l'plat tôt ou tard. On va s'faire ça à la bonne franquette.


Le Rat-masseur de Boîtes : Assez rigolé comme ça, que tout le monde vide ses poches ! Je veux tous vos paquets de chewing-gums vides, vos mouchoirs usagés, vos tickets de bus. Mais surtout, je n'veux pas voir d'argent !


Super Madame Propre : Appelez-moi Super Madame Propre !
Le Joker : N'est-elle pas trognon ? Je vous présente ma nouvelle tornade ménagère personnelle.
Super Madame Propre : Ouais, mais j'vous préviens, je fais pas les carreaux !


Le Rat-masseur de Boîtes (s'adressant à Batman et Robin) : So it's the rat versus the bat and the brat !


Traduction

Quelques remarques sur la traduction française ;

  • Malgré le grand nombre de jeux de mots que renferme la VO, les traducteurs ont réussi à saisir plutôt bien l'essence de chaque personnage et proposer une VF de qualité. Malheureusement, les allitérations et rimes entendues en VO n'ont pas été transposées.
  • On peut se demander pourquoi « Condiment King » devient en VF « le Prince du Condiment ».
  • La VF traduit le nom du restaurant « Top of the Crown » ("Haut de la couronne") par « Le Gratte-Ciel ». L'idée de hauteur est conservée mais le parallèle entre "couronne" et "prince" (dans "Prince du Condiment") disparait.
  • Les jeux de mots et expressions ayant trait à la nourriture sont nombreux durant l'intervention du Prince du Condiment dans les deux versions comparées. On reprochera tout de même à la VF une répétition de l'expression « avoir la moutarde qui monte au nez ».
  • Quand le Prince du Condiment se retourne soudainement pour user de ses pistolets à sauce sur Batman, il s'exclame : « Horseradish ! » (qui signifie en français "raifort", une plante dont la racine sert à produire un condiment). Nommer "l'attaque" au moment où un personnage l'envoie est en fait une façon de faire très répandue dans les mangas mais que l'on rencontre aussi dans les comics de l'Âge d'Argent. La VF perd cet aspect en optant pour une phrase saugrenue « Et un plat surprise pour la 10 ! », qui néanmoins colle au concept du personnage.
  • Le concours annuel « Laugh-Off Comedy Competition » est traduit « Festival du Rire et de l'Humour ».
  • En VF, lorsque le Joker arrache le micro des mains du présentateur, ce dernier exprime son mécontentement alors qu'en VO il ne fait que souffler à cause de l'effort.
  • La VF exagère les propos du Joker lorsqu'il prétend devant le jury qu'il est « le plus grand comique de tous les temps », puisqu'en VO il déclare "seulement" être le meilleur de Gotham City.
  • Contrairement à la VF, le présentateur dans la VO précise lors du dernier festival du Rire qu'il s'agit de la 10e édition.
  • Quand le Joker, en tant que Shecky le Grand Rigolard, parle de son retour malgré les évènements de l'année précédente, la VF lui fait dire « Mais heureusement… je n'me suis pas laissé abattre. » tandis que la VO le fait s'adresser au public en ces termes : « But guess what. I'm back. ».
  • Quelques minutes avant le concours, le présentateur parle au téléphone à son producteur (ou autre) à propos des juges manquants. Dans la VO, il cite ces derniers comme des « célébrités » alors qu'en VF, il les traite d'« abrutis ».
  • Mighty Mom perd son sens de "mère au foyer" en français, dans le nom « Super Madame Propre », en ne gardant que le côté "femme de maison". C'est dommage car on remarque dans l'épisode le rôle de mère de Lisa Lorraine dans sa sitcom, et la fessée donnée à Robin plus tard y correspond.
  • En VO, Robin est traité textuellement de « gamin » par deux fois mais jamais en français. C'est là encore regrettable étant donné que cela prépare le terrain pour la scène où il est factuellement considéré comme un enfant par Super Madame Propre.
  • À la toute fin, au moment où les policiers vont lancer le Joker dans le fourgon, le clown grommelle quelque chose d'incompréhensible envers les passants, tandis qu'en VF, ses propos sont tout à fait clairs.

Médias (DVD, VHS et CD)

Cet épisode est disponible sur :

: ce drapeau indique que le média comporte une piste audio VF.

Diffusions

Quelques diffusions et rediffusions que nous avons pu relever sur les chaînes francophones :

Voir aussi

Sources et autres liens recommandés :