September 20, 2017, Wednesday, 262

Alfred Pennyworth (DCAU)

De La Tour des Héros.

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Cet article concerne le personnage du DCAU. Pour les autres interprétations du personnage, voir Alfred Pennyworthalt=Page d'aide sur l'homonymie

Dans le DC Animated Universe, Alfred Pennyworth est le majordome de Batman.

Personnage de Batman TAS
Alfred Pennyworth
Série d'origine Batman : La Série animée
Autre(s) série(s) Superman : La Série animée
The New Batman Adventures
Batman : La Relève
Static Choc
La Ligue des Justiciers
Première apparition Le Duel (BTAS)
Dernière apparition La Croisée des étoiles (3) (JL)
Nom Alfred Pennyworth
Sexe Masculin
Âge La soixantaine
Origine La Terre (humain)
Cheveux Blancs (anciennement noirs)
Yeux Noirs
Pouvoirs Aucun
Caractéristiques Valet extrêmement dévoué et unique confident de Bruce Wayne, il donnerait sa vie pour lui.
Affiliation Bruce Wayne
Contre-espionnage britannique
Base Manoir Wayne
Lieu d'action principal Gotham City
Voix originale(s) Clive Revill (BTAS)
Efrem Zimbalist Jr. (BTAS, STAS, TNBA, JL)
Voix française(s) Jacques Ciron (BTAS, STAS, TNBA, JL)
Yves-Henri Salerne (TNBA)
Achille Orsoni (TNBA)
Martin Brieuc (TNBA)
Personnage créé par Bob Kane & Jerry Robinson
Date de création 1943
Personnages de la sérieForum

D'après les séries

Dans Batman : La Série animée

Ancien attaché au contre-espionnage britannique incroyablement doué, Alfred Pennyworth émigre après plusieurs années aux États-Unis, où il est engagé par le couple Wayne. Après leur mort, il devient l'assistance première et unique de leur fils Bruce à la fois dans sa vie civile et mondaine et dans ses aventures super-héroïques en tant que Batman, de jour comme de nuit. Que ce soit en effet en tant que chauffeur attitré, homme à tout faire dans le Manoir, véritable bras droit dans les investigations de Batman et surtout, réconfort, ami, et appui moral, Alfred est toujours présent pour Bruce, participant, à divers degrés, à la quasi-totalité de ses enquêtes.

Cette fonction d'adjuvant se fait parfois malgré lui, au détour d'un bon mot, ou à ses dépens, comme le jour où il est contaminé par le gaz hilarant du Joker. Alfred est également très soucieux du bien de Dick Grayson, protégé de Bruce qu'Alfred considère comme une sorte de petit-fils. Le majordome prête main forte à Batman contre des adversaires aussi diversifiés que le Joker, Poison Ivy, Double-Face, l'Homme Mystère ou le Ventriloque.

Quand Bruce est kidnappé par les hommes de Boss Biggis, Alfred constate son absence et n'hésite pas à s'emparer du Batwing pour aller le secourir lui-même sur le terrain.

Ses déplacements suivants hors de Gotham, avec ou sans son maître, ne se font pas sans d'éprouvantes mésaventures. Arraché du Manoir contre son gré par Maggie Page, il finit ensorcelé par Poison Ivy, et sera plus tard kidnappé notamment par le Docteur Strange, Kyodai Ken et surtout Griffe Rouge, le passé d'Alfred au service de sa Majesté refaisant surface.

Dans Superman La Série animée

Lors du vol du « Dragon rieur » commis par le Joker, Alfred fait part à Batman de la malédiction qui s'abat sur les propriétaires de cette statuette, ignorant qu'elle est en réalité faite de kryptonite. Il prépare ensuite son matériel pour lutter contre le clown associé à Lex Luthor. Alfred l'aidera également à retrouver la trace de Superman enlevé par Ra's al Ghul.

Dans The New Batman Adventures

Très affecté par le départ de Dick et les tensions au sein de la famille qu'il lui reste, dans un monde où la nuit semble toujours plus se prolonger, Alfred fait face. Il accueille le jeune Tim Drake pour succéder à Dick et continue à oeuvrer dans la mesure du possible. Le majordome est un jour attaqué par Mister Freeze lors d'un violent assaut au Manoir. Il sauvera la vie de son maître face à la police de Gotham lors d'un rêve de Barbara Gordon.

Dans Static Choc

Alfred reproduit, face à Static, la même blague qu'il avait faite un jour à Barbara, se présentant lui-même comme Batman. Il râle ensuite d'obtenir pour la deuxième fois la perplexité de son interlocuteur.

Dans La Ligue des Justiciers

Alfred participe à l'enquête de Batman sur l'étrangeté autour de la mort de Superman puis se rend tout de même à ses funérailles. Lors de l'invasion Thanagarienne, il cache la Ligue des Justiciers du joug thanagarien. Pendant que les héros débattent du devenir d'Hawkgirl au sein de leur équipe, Alfred, en toute humilité, rassure Shayera quant à sa valeur, qui ne fait aucun doute pour lui.

Dans Batman : La Relève

Alfred Pennyworth désormais disparu est mentionné plusieurs fois, notamment par Bruce qui se remémore la perfection de ses muffins.













D'après les comics

Alfred Pennyworth fut créé par Bob Kane et Jerry Robinson, lors du Batman #16 d'avril-mai 1943.

Pré-Crisis

La première apparition d'Alfred est très loin de ressembler à ce que l'on connait aujourd'hui, le personnage ayant un certain embonpoint, étant dépourvu de moustache, et fumant la pipe. Lorsqu'un Alfred longiligne et arborant la moustache est interprété par William Austin dans le serial Batman, DC choisit d'aligner l'Alfred de papier sur celui du cinéma, dénichant ainsi un look conservé encore soixante ans plus tard. Son nom de famille fut d'abord Jarvis, Beagle, et enfin, Pennyworth.

À la base, Alfred n'était qu'un ressort comique, apprenti détective maladroit, vivant quelques aventures dont il était la vedette, où il résolvait les mystères et arrêtait les responsables totalement par accident, durant treize numéros. Une des autres particularités de l'Alfred pré-Crisis réside dans ses origines. Ancien acteur et agent des renseignements britanniques, il accède à la dernière requête de son père Jarvis sur son lit de mort, de lui succéder au service de la famille Wayne. Alfred ignore d'abord tout des agissements super-héroïques de son nouvel employeur Bruce Wayne, et de son pupille Dick Grayson, et découvre involontairement le passage vers la Batcave. Malgré la réticence du Duo Dynamique, Alfred leur prête assistance à partir de ce jour.


Il meurt en juin 1964 en voulant sauver Batman et Robin de la chute d'un rocher. Il est plus tard ressuscité sous l'identité du vilain The Outsider par le docteur Brandon Crawford. Doté de super-pouvoirs et souhaitant nuire aux super-héros, The Outsider manipule à distance des personnages et des objets, comme Zatanna ou la Batmobile, avant d'être révélé au lecteur comme Alfred, en octobre 1966. Ce dernier finit par retrouver la raison en étant replongé dans la machine qui a servi à le régénérer.

Alfred possède une fille du nom de Julia Remarque, qu'il a eu avec Mademoiselle Marie durant la Seconde Guerre mondiale en France.

Post-Crisis

Après Crisis on Infinite Earths, Alfred est réécrit comme ayant été au service de Thomas et Martha Wayne, élevé le jeune Bruce après leur meurtre, et l'avoir aidé dès le premier jour à se forger son identité de Batman. Plusieurs changements s'entremêlent, Alfred se retirant à nouveau du théâtre pour accomplir le souhait de son défunt père, ou ayant œuvré pour la famille royale.

Très respecté par l'ensemble du corps super-héroïque, bien au-delà de Batman et des Robin subséquents, Alfred vit une relation sentimentale de courte durée avec le docteur Leslie Thompkins et est attiré par la belle-mère de Tim Drake. Le cours de la saga Knightfall révèlera qu'Alfred s'était par le passé enfui de son propre mariage.

Dans No Man's Land, Alfred veille sur Gotham City en l'absence de Batman, mettant tous ses talents d'espion, d'acteur, de médecin et même de combattant à contribution jusqu'au retour du Chevalier Noir. Lors des aventures psychédéliques sous la plume de Grant Morrison, Alfred est cru, un temps, comme étant le père biologique de Bruce.


Après Final Crisis, il aide Dick Grayson à endosser le costume de Batman, et donne la tunique de Robin à Damian Wayne.

New 52

La toute nouvelle continuité de l'univers DC après Flashpoint bouleverse quelque peu l'histoire du père d'Alfred, Jarvis, victime d'un chantage de la Cour des Hiboux alors qu'il travaillait pour le couple Wayne. Voulant éloigner son fils du manoir Wayne, qu'il considère comme un endroit maudit, Jarvis est assassiné avant de pouvoir tout lui révéler.

Analyse

Alfred Pennyworth est un des personnages les plus connus, populaires et appréciés du public, que celui-ci soit néophyte ou véritable inconditionnel des aventures de l'homme chauve-souris, en témoignent les trois récompenses pour lesquelles le personnage fut nommé. Les raisons du succès d'Alfred, particulièrement visibles dans cette continuité, viennent du décalage béant entre l'extérieur qu'il affiche, dont il joue, celui du butler anglais flegmatique à la répartie aiguisée, et ses innombrables talents dissimulés qu'il tire de ses expériences passées au contre-espionnage. Si l'on ajoute à cela ses qualités humaines, on réalise qu'il est un des protagonistes les plus complexes et utiles de l'univers DC. Le résumer à sa fonction de serviteur et à son utilisation en tant que ressort comique, en somme, se fier simplement aux apparences à la façon de Dick dans Le Lion et la Licorne, serait une erreur grossière.

Son rôle de majordome n'est, dans le DCAU, pas vraiment une façade, Bruce Timm dotant Alfred d'un côté maniaque et d'une grande attention pour les tâches domestiques, comme on peut le constater dans Les Enfants de la nuit ou Le Plastiqueur fou. Le DCAU livre le nectar de sa version post-Crisis, en gommant certains défauts qu'on pourrait trouver dans sa personnalité.

En effet, cet Alfred-ci est pleinement lancé aux côtés de Bruce dans son combat contre le crime. Son support est inconditionnel, et le valet ne viendra quasiment jamais saper la quête de justice de son maître par des regrets superficiels et égoïstes pour une vie rangée et plus ordinaire, comme ont pu le faire ses alter-egos en bandes dessinées et au cinéma. Bien au contraire, Éternelle Jeunesse montre ses réticences claires à quitter le Manoir Wayne pour un monde extérieur qui n'a plus rien à lui apporter. Dépourvu de famille biologique et le destin lui en ayant fourni une de substitution, sa place demeure, jusqu'au crépuscule de sa vie, aux côtés de Bruce Wayne et de Batman, il le sait et l'assume pleinement. En aidant Bruce, il perpétue un combat déjà entamé plusieurs décennies auparavant, tente d'apporter sa pierre sur la route de l'éradication du mal. Comme Bruce, Alfred n'a plus rien à perdre, il a choisi en même temps que lui son destin, pour ne plus jamais regarder en arrière. Il combat le crime par procuration, à travers Batman. Cette attitude a toutefois pu être progressive, Alfred manifestant quelque enthousiasme à l'idée de voir Bruce, à ses tous débuts, se détourner du justicier pour s'engager avec Andrea Beaumont.

À l'aide de l'illusion de Règlement de compte, l'équipe artistique prouve jusqu'où son Alfred serait prêt à aller pour sauver la vie de son maître. On ne manquera également pas de rappeler son échange avec Barbara Gordon dans Blessures anciennes. Derrière le rideau impassible du butler, Alfred dévoile la portée éventuelle de son sacrifice, aller jusqu'à symboliquement endosser l'identité et la responsabilité des actes du Chevalier Noir, si le secret et la sécurité de Bruce venaient à être mis en péril.

La polyvalence d'Alfred, en tant que tel et au sein du récit, est illustrée par chacune de ses apparitions, de longueur variable. Son humour et sa répartie sont d'emblée dévoilés dans Le Duel et des épisodes comme Morts de rire et Les Enfants de la nuit explorent la drôlerie permise par le personnage. Le voile sera progressivement levé sur ses capacités, héritées de sa jeunesse, à partir des Oubliés du Nouveau Monde jusqu'au point culminant, Le Lion et la Licorne. Maîtrisant la cuisine (Amour on Ice, Vendetta, Bain de boue), la mécanique (Le Loup-garou) la médecine (Sombres Hallucinations, Le Retour de Robin), Alfred est, au-delà du pratique, d'un grand secours sur le plan moral (Épouvantable Épouvantail, Remords), soulageant Bruce lors de crises personnelles et remises en question, ainsi que sur le plan intellectuel (Double Jeu (2), Réalité virtuelle, Bain de boue, Le Ventriloque…), lui donnant la réplique lors de ses réflexions tel un docteur Watson. Il ne lui sert pas pour autant de faire-valoir, cette dernière place étant plutôt laissée à un Robin le plus souvent cabotin. Cependant, en dépit de quelques restes de ses anciennes aptitudes d'agent britannique, son âge avancé, sa constitution physique et sa personnalité le rendent vulnérable, un brin gaffeur, Batman TAS et TNBA ne manquant pas de souligner les risques létaux qu'il prend en se confrontant lui-même aux malandrins.

S'il est, pour toutes ces raisons, considéré comme un père adoptif pour Bruce, flagrant pour un Mister Freeze (Coup de froid) qui n'a toutefois pas deviné la force totale de leur lien, Alfred s'avère davantage maternel que paternel. Protecteur, soucieux, bienveillant, il n'a rien de la figure du père distant et autoritaire, objet de peur et de complexe que le fils est amené à dépasser. De ce fait, l'automatisme de la répartie humoristique d'Alfred peut laisser place à une interprétation autre qu'un cynisme général. Il peut en effet être perçu comme un moyen de distance, de défense émotionnelle face aux risques encourus chaque soir par son enfant et son ami, malgré toute la sincérité et l'ampleur du soutien qu'il lui apporte sur son chemin de croix. Exactement comme Batman, Alfred vit en reclus sarcastique, mais il n'est pas que ténèbres, et éprouve une véritable affection pour ses enfants, tourment qu'il exprimera par exemple à la fin de Batman contre le Fantôme Masqué. Il est le grand-père de la Bat-Family, se souciant autant de Dick que de Bruce, image encore renforcée avec l'inclusion de Batgirl et de Tim au tableau dans TNBA. Alfred avoue même considérer, dans Blessures anciennes, Dick comme son deuxième fils.

Alfred ayant indéfectiblement emprunté le pas de Batman à travers les années et ce, jusqu'à son décès sous-entendu avec pudeur dans Batman : La Relève, sa disparition inévitable est un coup de massue implicite pour Bruce. Déjà psychologiquement miné par son long parcours dans une cité véritablement gangrénée par un mal incurable, Bruce devient inconsciemment, comme tout fils, le reflet, la succession de son propre père. Batman : La Relève l'installe en effet à la place de mentor mais aussi de père protecteur de Terry McGinnis, jusqu'au stade biologique.

La disparition d'Alfred fut graduelle. Extrêmement présent dans Batman TAS, il s'efface légèrement vers la fin de la série et dans TNBA, comme si le pouvoir du temps et de l'assombrissement de Gotham étaient déjà à l'œuvre. Lorsque la cité asphyxiante de Batman : La Relève s'érige, il quitte pour de bon la scène.

Aucune vie sentimentale ou sexuelle le concernant n'est évoquée dans le DCAU, sans pour autant rendre le personnage asexué. S'il ne semble éprouver que de la gêne face à une Maggie Page qui en veut clairement plus (le baiser qu'il lui offre peut être un signe de l'influence euphorique de la Démétrite), Alfred va souvent de son commentaire sur les diverses créatures féminines, conquêtes ou ennemies, de son maître, seuls indices de ses penchants hétérosexuels au milieu d'un cosme principalement mâle.

Son nom de famille Pennyworth, signifie ironiquement en anglais « qui a la valeur d'un penny ». Tiré de l'époque où Alfred n'était qu'un détective loufoque, ce nom a fini par devenir inversement proportionnel à son pesant d'or dans la mythologie de Batman, et reflète l'écart entre un physique qui ne paie pas de mine, et un individu hors du commun.

Le DCAU lui accorde une ultime occurrence, vers la fin de la La Croisée des étoiles (3) qui est aussi la toute dernière confirmation de sa sagesse, Alfred sachant en quelques phrases panser relativement les blessures d'Hawkgirl en lui manifestant empathie et admiration.



























Notes sur le design

Les cheveux blancs (noirs dans sa jeunesse, image 3), Alfred arbore une moustache caractéristique et des sourcils noirs (exceptionnellement blancs dans Le Plastiqueur fou, image 4), et porte un costume queue-de-pie. Comme la plupart des personnages subissant la transition de BTAS à TNBA, il perd en expression, devenant plus mono-facial et plus anguleux. Les images 5 et 6 exposent quelques dessins préparatoires tirés de Batman : Le Livre de la série TV.

Voix originales

Clive Revill prête sa voix à Alfred dans les trois premiers épisodes de Batman TAS, avant d'être remplacé par Efrem Zimbalist Jr. jusqu'à la fin du DCAU, devenant sa voix emblématique.

Voix françaises

En français, l'acteur Jacques Ciron, qui avait doublé Alfred dans les films de Tim Burton (puis ceux de Joel Schumacher), récupère le rôle sur la totalité des épisodes de Batman TAS. Ce choix de casting est si judicieux et a tant marqué les esprits que le comédien conservera le personnage pendant une vingtaine d'années sur quasiment toutes ses versions animées, quels que soient les films et séries. Il ne sera remplacé qu'à partir de Beware the Batman, qui propose une nouvelle interprétation d'Alfred.

Jacques Ciron est également absent sur une petite poignée d'épisodes de TNBA, Static Choc et Justice League. Yves-Henri Salerne, Achille Orsoni ou encore Martin Brieuc y assurent, avec plus ou moins de réussite, l'intérim.

Épisodes

Légende :
 : épisodes-clés exposant les origines du personnage ou relatant des évènements dont les conséquences seront importantes dans la vie de celui-ci.
(caméo) : épisode dans lequel le personnage n'apparaît qu'un bref instant, généralement sans avoir de réplique.
(mentionné) : épisode dans lequel le personnage n'apparaît pas mais dans lequel il est mentionné.

Batman TAS :



Superman TAS :

The New Batman Adventures :


Batman : La Relève :


Static Choc :


La Ligue des Justiciers :

Bandes dessinées

Justice League Unlimited :

Figurines


Références

Sources images et infos :