September 23, 2017, Saturday, 265

Amour on Ice

De La Tour des Héros.

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Amour on Ice (Heart of Ice) est, selon l'ordre idéal, le 16e épisode de Batman : La Série animée. Cet épisode marque les premières apparitions, dans la série et dans le DCAU, de Mr Freeze (ici appelé "Monsieur Freezer" en VF) et de son épouse, Nora Fries.

Batman : La Série animée
Épisode
Titre français Amour on Ice
Titre original Heart of Ice [Cœur de glace]
N° ordre idéal 16
N° de prod. 514
1re diff. USA FOX (lundi 7 septembre 1992)
1re diff. francophone Canal+ France (date inconnue)
Format image 4/3 (Full screen)
Durée ± 21 minutes
Scénario Paul Dini
Réalisation Bruce W. Timm
Supervision musique Shirley Walker
Musique Todd Hayen
Shirley Walker (non créditée)
Studio d'animation Spectrum Animation Studio
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Le Chat et la Souris (2) L'Homme invisible
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Sommaire

Histoire

À Gotham City, alors que la canicule s'abat sur la ville, la société Gothcorp est victime d'attaques perpétrées par un étrange individu armé d'un "canon à congeler". Batman se rend compte qu'à chaque attaque ont été volés des objets bien précis qui, assemblés, peuvent former une arme redoutable. Le Chevalier Noir en déduit le lieu de la prochaine attaque et y tombe sur Monsieur Freezer qui, après l'avoir temporairement mis hors-course, n'hésite pas à abandonner l'un de ses hommes.

Le justicier enquête sur Gothcorp et son PDG, Ferris Boyle, et découvre grâce à un enregistrement vidéo que Freezer, de son vrai nom Victor Fries, était auparavant un scientifique qui essaya de sauver sa femme Nora d'une maladie incurable en la cryogénisant. Devant les coûts de l'expérience, et au mépris des risques médicaux, Boyle avait ordonné à Fries de tout arrêter et, lorsque ce dernier s'était rebellé, l'avait frappé sans scrupules, ce qui avait entraîné l'exposition de Fries à des agents cryogènes, condamnant par la même occasion Nora à une mort certaine.

Attention, spoiler ! Ce qui suit dévoile des éléments importants de l'intrigue.

Freezer tente à nouveau de neutraliser Batman, puis d'assassiner Boyle en le gelant lentement, mais le Chevalier Noir s'interpose et le met hors d'état de nuire en versant un liquide chaud sur son casque, protection indispensable contre la température ambiante que son corps ne peut plus supporter. Il remet ensuite l'enregistrement vidéo à la presse avant de laisser Boyle à son sort.

Doublage

Distribution

Personnages Voix originales Voix françaises
Batman / Bruce Wayne Kevin Conroy Richard Darbois
Alfred Pennyworth Efrem Zimbalist Jr. Jacques Ciron
Monsieur Freezer (Mr Freeze) Michael Ansara Patrick Osmond
Dr Victor Fries Michael Ansara Jean-Louis Rugarli
Summer Gleeson Mari Devon Régine Teyssot
Ferris Boyle Mark Hamill Renaud Marx
Voix additionnelles Michael Bell, Robert David Hall, John Mariano *
Deux gardes * Jean-Jacques Nervest
Bandit #1 * Jean-Louis Rugarli
Bandit #2 * Philippe Vincent
La secrétaire de Boyle * Régine Teyssot
Le vigile * Jean-Louis Rugarli
Le voiturier * Jean-Jacques Nervest
Le maître de cérémonie * Jean-François Aupied
Voix additionnelles * Régine Teyssot

Remarques

  • Même si l'épisode est bien ultérieur aux premières apparitions du Joker en terme de chronologie, Ferris Boyle est bien le premier doublage que Mark Hamill ait effectué pour la série. Le rôle du Joker était jusqu'alors interprété par Tim Curry mais Hamill fut finalement jugé plus convaincant et les enregistrements de Curry ne furent pas utilisés.
  • En VF, Victor Fries est étrangement interprété par Jean-Louis Rugarli avant sa "transformation" en Mr Freeze où il est alors doublé par Patrick Osmond sur cet épisode.
  • Victor Fries est prononcé "fraïze" dans la VF de cet épisode. Par contre, en VO, on entend "frize" comme avec "Freeze".
  • Notons aussi que le morphing numérique pour la voix de Freeze est plus présent en VF qu'en VO.

Commentaires

Titres

  • Le titre original de l'épisode signifie littéralement "Cœur de glace", référence évidente à son principal antagoniste. On notera que contrairement à la plupart des épisodes, l'écran-titre n'utilise pas de fond fixe mais des flocons de neige tombant sur un fond noir avant d'enchaîner sans transition sur l'épisode proprement dit.
  • Le titre français est des plus étranges, utilisant un franglais peu approprié alors qu'il aurait été bien plus simple et justifié de se contenter de traduire littéralement l'original. On peut toutefois supposer qu'il soit fait référence aux spectacles sur glace tels que "Holiday on Ice".
  • Le titre La Vengeance est un plat qui se mange congelé a été véhiculé par un album d'images autocollantes de Panini. Celui-ci utilisait en réalité une réplique de l'épisode, pauvrement modifiée, au lieu du titre correct Amour on Ice.
Écouter la musique de fond

Analyse

Déterminer de manière indiscutable quel est le meilleur épisode de Batman TAS est sans doute impossible tant la question est subjective. Toutefois, Amour on Ice bénéficie d'un statut particulier au sein de cette série, pour des raisons diverses et variées.

  • Tout d'abord, il est "historique" dans le mesure où il s'agit du premier épisode réalisé par Bruce Timm lui-même (si l'on met de côté le pilote) et scénarisé par Paul Dini.
  • Pour la première fois dans le DCAU, les origines d'un personnage, et plus particulièrement un méchant, sont totalement réécrites, donnant une immense profondeur à un personnage qui était jusque là exploité de manière peu fouillée sur le plan psychologique dans les comics. La déchéance de Victor Fries est superbement narrée et exploitée pour nous livrer un Mr Freeze glacial et menaçant mais paradoxalement infiniment touchant, son passé tragique amenant un intense sentiment de pitié. D'ailleurs, Batman fait preuve de beaucoup d'humanité et de compassion envers lui, facette du personnage que la série exploite souvent, on pense notamment à ses rapports avec des criminels comme Double-Face ou Gueule d'Argile. L'une des scènes les plus marquantes de l'épisode est la réaction du personnage après avoir vu l'enregistrement vidéo : rarement le Chevalier Noir a semblé aussi choqué et révolté, à tel point qu'il laisse à son sort un Ferris Boyle à moitié gelé (alors qu'il était auparavant venu en aide à un homme de main de Freeze qui avait subi un sort similaire) après avoir montré avec sa dernière phrase tout le dégoût que l'homme d'affaires lui inspire.
  • L'intelligence de l'écriture transparaît d'ailleurs également dans le personnage de Boyle. Au départ, l'ennemi semble clairement être Freeze mais la victime indirecte de ses assauts se révèle vite être un personnage vil et hypocrite, cachant son avarice derrière une image de "bienfaiteur de l'humanité". Il est également capable de violence comme il le prouve en frappant brutalement et lâchement Victor Fries (alors qu'il s'apprêtait à lâcher son arme), déclenchant ainsi involontairement la tragédie qui donnera naissance à Mr Freeze.
  • L'épisode propose une réflexion intelligente sur la frontière entre la vengeance, représentée par Freeze, et la justice, défendue par Batman. Boyle s'avère finalement être bien plus méprisable que son ennemi, renforçant l'empathie pour ce dernier : on en vient à espérer que Freeze réussisse son projet et fasse payer le monstre qui a détruit sa vie et celle de son épouse. Cependant, Paul Dini a pris soin de montrer toute la folie et l'aspect négatif de cette vendetta, Freeze se fichant éperdument des conséquences de ses actes sur des innocents, totalement aveuglé par sa haine. Et c'est au final la justice qui triomphe, victoire sublimée par l'ultime échange verbal entre le Chevalier Noir et Mr Freeze.
  • L'inclusion du personnage de Nora Fries, totalement crée pour les besoins de la série, est quant à elle l'occasion de traiter d'un sujet sensible pour une série d'animation en partie destinée à la jeunesse : la mort. En ne se basant que sur cet épisode, Ferris Boyle, bien qu'il s'agisse en apparence d'un homicide involontaire, est montré comme un homme ayant commis un meurtre (et le nombre de morts aurait pu être doublé), le comble de l'horreur étant atteint par le manque évident de remords de sa part pour son acte ignoble. Freeze, en plus de vouloir explicitement refroidir (au propre comme au figuré) son ancien patron, quitte à entraîner la mort d'autres personnes pour cela (même s'il laisse en vie un Batman pourtant à sa merci, ce qui indique quand même qu'il ne souhaite pas verser de sang inutilement), fait preuve d'un rare sadisme alors qu'il gèle lentement le corps de Boyle.
  • Le thème du froid, de la glace, est omniprésent. L'antagoniste a ainsi une fâcheuse tendance à user du champ lexical qui y est rattaché (sans pour autant tomber dans la caricature comme cela fut tristement le cas dans la version interprétée par Arnold Schwarzenegger). On note également les tempes grises et les yeux d'un bleu très clair de Ferris Boyle qui renvoient également à ce thème (le patronyme du personnage semble également faire une référence ironique à ce thème puisque "Boyle" vient du verbe anglais "to boil" qui signifie "bouillir", renforçant encore d'avantage l'opposition avec Freeze) sans oublier le rhume de Batman. On note toutefois que dans cet épisode, le froid se retrouve toujours vaincu par la chaleur (la machine réchauffante de Batman ou encore la soupe au poulet qui neutralise Freeze), ce qui apporte une petite touche d'optimisme au sein d'une histoire qui en a bien besoin.
  • Par ailleurs, l'humour est heureusement présent dans l'épisode. On pense bien sûr au rhume de Batman, ce qui donne lieu à des scènes plutôt cocasses mais aussi à la soupe au poulet donnée par Alfred (alors que le Chevalier Noir pensait recevoir de lui une bombe lacrymogène !) ou encore à la réponse muette mais concrète de Freeze au voiturier qui réclame les clés de son véhicule.
  • Techniquement, l'épisode est d'une beauté rare. L'animation du studio Spectrum Animation Studio est très bonne et même si l'on note certains problèmes sur certaines scènes (voir la section appropriée), le soin apporté à certains détails, comme les reflets sur le casque de Mr Freeze (effet que Bruce Timm ne désirait pas à la base mais le résultat lui fit tout de suite changer d'avis), compense largement ces menus défauts. Le tout est sublimé par une superbe musique dont on retiendra notamment le très mélancolique thème de Freeze.
  • Concernant le doublage original, Michael Ansara livre une performance mémorable (pour l'anecdote, Bruce Timm songea d'abord à Anthony Hopkins ou à Anthony Zerbe pour incarner Mr Freeze). Si le comédien fut réticent à utiliser des intonations robotiques et dénuées d'émotion, comme le voulaient Paul Dini et Bruce Timm, le résultat est inoubliable tant l'émotion fonctionne malgré tout à chaque instant, peut-être même mieux que si elle était accentuée par le jeu d'acteur. Quant à Mark Hamill, il est tout simplement parfait sur Boyle, faisant ressortir à merveille toute l'hypocrisie de ce personnage finalement aussi glacial et même plus effroyable que Freeze. C'est avec beaucoup de bonheur qu'Hamill sera finalement choisi pour endosser le rôle du Joker. Enfin, mention spéciale à Kevin Conroy, toujours irréprochable sur Batman et on appréciera particulièrement la touche d'humour qu'il apporte au personnage (notamment dans ses éternuements).
  • Le doublage français, en dépit de certains problèmes de traduction, fait honneur à l'épisode. Patrick Osmond livre un Freeze plus mélancolique que son homologue américain tout en restant très subtil et jamais démonstratif, on regrettera d'ailleurs qu'il n'ait pas repris le rôle par la suite. À ses côtés, Renaud Marx fait jeu égal avec Mark Hamill dans le rôle de Boyle et Richard Darbois est toujours aussi convaincant sur le Chevalier Noir. On pourra juste regretter le choix discutable de ne pas avoir donné les répliques de Victor Fries proprement dit à Osmond mais la très bonne interprétation de Jean-Louis Rugarli fait largement passer la pilule.
  • Aujourd'hui encore, Amour on Ice est considéré comme un grand chef d'œuvre représentant ce qu'il y a de meilleur dans le DCAU avec une histoire bouleversante revisitant avec brio les origines d'un criminel peu marquant des comics, le tout sublimé par une mise en scène brillante et une magnifique bande-son. La réécriture de Mr Freeze fut tellement appréciée que les comics intégrèrent dans les grandes lignes ces nouvelles origines (ainsi que le personnage de Nora). Le film de Joel Shumacher, Batman et Robin, s'inspire également beaucoup du traitement du personnage dans le DCAU, ce qui n'empêcha pas le film, tout comme l'interprétation d'Arnold Schwarzenegger, de subir de nombreuses critiques.
  • En 2002, le site World's Finest proposa un sondage afin de déterminer quel est l'épisode le plus apprécié des fans et c'est Amour on Ice qui l'emporta, ce qui lui valut d'avoir sa propre section sur le site où on peut notamment y trouver des commentaires exclusifs de Bruce Timm, Paul Dini et bien d'autres. En 2005, le magazine Wizard sélectionna également l'épisode comme étant le meilleur de la série.

Détails

  • Robin, le commissaire Gordon et Bullock n'apparaissent pas dans cet épisode.
  • Quand Paul Dini débuta le travail sur le script de l'épisode, la première scène qu'il visualisa était la dernière : Mr Freeze pleurant dans sa cellule, ses larmes se transformant en flocons de neige (idée reprise dans le film Batman et Robin). La scène finale n'utilise pas cette idée, au grand regret de Dini et Bruce Timm qui ont déclaré que s'ils pouvaient refaire l'épisode, ils incluraient ce passage.
  • Deux des journaux que Batman consulte renvoient respectivement aux épisodes Épouvantable Épouvantail et Poison d'amour.
  • À la base, la séquence de l'enregistrement vidéo devait contenir un passage où Victor Fries constatait avec horreur que les cheveux de Nora, sous l'effet du froid intense, se brisaient en morceaux. Cette macabre mise en scène n'a pas été retenue.
  • Aux États-Unis, entendre un personnage dire "Mon dieu" dans une série d'animation destinée entres autres à la jeunesse est extrêmement rare. Bruce Timm fut même surpris de ne pas avoir eu des problèmes avec la censure pour ce passage. Ce dialogue ainsi que celui où Freeze déclare ne pas avoir peur de tuer pour atteindre son but ont toutefois été coupés lors de certaines rediffusions américaines (notamment sur Disney Toon).
  • Concernant la musique, le générique de fin crédite Shirley Walker à la supervision et Todd Hayen à la composition, mais en réalité l'épisode a été co-composé par les deux artistes (l'omission du générique aurait été corrigée par la suite pour les diffusions TV américaines, mais c'est la version erronée qui figure sur les DVD).

À l'origine, Shirley Walker devait composer l'intégralité du score de cet épisode mais, non disponible, elle a confié la tâche à Todd Hayen. Ainsi, si c'est bien elle qui signe le thème de Mr Freeze joué en prologue et en épilogue, Todd Hayen signe la majeure partie du score, constituée principalement de scènes d'action et d'investigation.
Au final, le premier épisode entièrement composé par Todd serait Sombres Hallucinations.

Incohérences ou Éléments inexpliqués

Quelques étrangetés :

  • Les vêtements du sbire aux jambes gelées n'auraient normalement pas pu être retirés avant que la glace ne soit enlevée.
  • Une erreur qui est certainement plus visible en visionnant l'épisode au ralenti : dans le plan où Batman prend sa carte d'accès dans sa ceinture, cette même carte est absente durant quelques images avant d'apparaître brutalement sans effort de transition.
  • Pourquoi donc Ferris Boyle a-t-il conservé dans ses archives un objet aussi compromettant que l'enregistrement vidéo de l'accident de Victor Fries ?
  • Ce même enregistrement pose un problème de cohérence car il est filmé sous de nombreux angles différents. Or, il est non seulement peu probable qu'il y ait autant de caméras (et certains emplacements sont tout bonnement inimaginables, surtout pour les gros plans) dans une seule pièce mais en plus l'enregistrement a à la base été enclenché par Fries qui se serait sans doute contenté d'un seul appareil. Sans oublier qu'il paraît aberrant du point de vue de l'histoire que quelqu'un se soit amusé à faire un montage de cet enregistrement.

Il faut tout simplement se dire que l'équipe de production de l'épisode a privilégié l'efficacité dramatique (les changements d'angles augmentant la tension) à la vraisemblance.

  • Que faisait Mr Freeze près des installations de surveillance de Gothcorp (alors que Boyle se trouve ailleurs) ? À moins qu'il n'ait aperçu Batman s'y infiltrer, ce qui est peu probable (celui-ci était déguisé).
  • À deux reprises, les couleurs du symbole en forme de chauve-souris sur le costume de Batman sont inversées. Selon Paul Dini et Bruce Timm, il s'agit d'une erreur volontaire, « un clin d'œil subtil aux dessins animés du passé avec leurs traditionnelles erreurs dans leurs animations ». La chose se reproduira d'ailleurs dans la série The Batman (épisode Le Blason des Cobblepot).
  • Où donc Batman a-t-il rangé le récipient contenant la soupe au poulet durant tout ce temps ?

Références culturelles

L'épisode fait deux références au film L'Empire Contre Attaque, épisode de la saga Star Wars sorti en 1980. On n'en sera pas vraiment surpris, toute la première partie du film se déroulant sur une planète enneigée (appelée ironiquement Hoth, du mot "hot" signifiant "chaud" en anglais).

  • Batman réchauffe le corps du sbire de Mr Freeze en utilisant un procédé très similaire à celui utilisé pour le personnage de Luke Skywalker (qui est d'ailleurs interprété par Mark Hamill alias Ferris Boyle).

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  • Mr Freeze immobilise Batman en le suspendant par les jambes dans de la glace, sort similaire à celui que subit Luke dans la grotte d'un wampa.

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  • Une autre référence culturelle s'est glissée dans l'épisode (sans doute par Spectrum Animation Studio) car, parmi les journaux que consulte Batman, on peut voir sur l'un d'entre eux un petit personnage qui ressemble fortement à Astro Boy, personnage célèbre de la série Astro, le petit robot de Osamu Tezuka.
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Citations

Mr Freeze : Repose en paix mon amour. Le monstre qui t'a prise à moi apprendra bientôt que la vengeance est un plat qui se mange froid.


Mr Freeze : "Humanité", "compassion", "charité". Où étaient passés ces jolis mots quand elle avait tant besoin de les entendre ?


Mr Freeze : Je ne sais plus ce que c'est que les émotions. Je n'éprouve plus rien, toutes les sensations sont gelées en moi.


Mr Freeze : Cela ne peut pas finir ainsi. Vengeance !
Batman : Non, justice. […] (à Ferris Boyle) Bonne nuit, "bienfaiteur de l'humanité".


Mr Freeze : Je n'ai pas réussi à te sauver. Ce ne sont pas ces mots-là que j'aurais voulu te dire, mais hélas, je peux juste te demander de me pardonner et prier pour que tu m'entendes d'une manière ou d'une autre là où tu es, quelque part où une main douce et tiède attend la mienne.


Traduction

L'adaptation française est en demi-teinte. Si les tirades de Mr Freeze sont plutôt bien traduites, quelques choix de traduction (notamment un) sont discutables :

  • L'adaptateur des dialogues de la VF a visiblement rencontré des difficultés pour le premier échange entre Batman et Freeze. Ainsi, le Chevalier Noir l'interpelle en VO en disant « Freeze! » ce qui dans le contexte peut se traduire par « Ne bougez plus ! » . Mais il s'agit bien sûr aussi d'un jeu de mots de la part de Paul Dini (mais pas de Batman qui ignore encore tout du criminel), qui est d'ailleurs renforcé par la réponse « It's Mister Freeze for you » (« Pour vous, c'est Monsieur Freeze »). Une boutade difficilement adaptable en français, ce qui n'empêche pas de trouver très peu convaincant le choix de l'adaptateur qui fait dire à Batman « Freezer ! », ce à quoi l'intéressé lui répond « Je suis Monsieur Freezer pour vous ». Non seulement la déformation du nom est très maladroite mais en plus cela laisse entendre que Batman connait le nom (ou du moins le pseudonyme) de son ennemi, ce qui est absurde.

Pour l'anecdote, les sous-titres présents sur les DVD présentent une alternative bien plus réjouissante (« Arrêtez ! » - « Personne n'arrête M. Froid ») bien qu'on regrette la francisation grotesque du nom de Freeze.

  • Moins remarquable, on peut trouver la réplique de Bruce dans la VF, « Je suis fiévreux », moins savoureuse que le « J'ai la nausée » des sous-titres, bien plus drôle dans le contexte puisque la réplique est une réaction à la fierté de Ferris Boyle de recevoir un prix de « bienfaiteur de l'humanité », Wayne se rattrapant ensuite, Boyle s'étant figé à ces mots, en prétextant parler de son rhume.

Médias (DVD, VHS et CD)

Cet épisode est disponible sur :

: ce drapeau indique que le média comporte une piste audio VF.

Notons également que la musique de cet épisode, répartie sur six pistes (+ 4 bonus), est intégralement disponible sur le premier disque du quadruple-CD Batman: The Animated Series - Volume 2. Le site de l'éditeur propose d'en écouter un extrait , tiré de la scène épilogue.

Diffusions

Quelques diffusions et rediffusions que nous avons pu relever sur les chaînes francophones :

Références

Sources images et infos :