November 22, 2014, Saturday, 325

Épouvantable Épouvantail

De La Tour des Héros.

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Épouvantable Épouvantail (Nothing to Fear) est, selon l'ordre idéal, le 3e épisode de Batman : La Série animée. Cet épisode marque les premières apparitions, dans la série et dans le DCAU, de l'Épouvantail et de Thomas Wayne.

Batman : La Série animée
Épisode
Titre français Épouvantable Épouvantail
Titre original Nothing to Fear [Rien à craindre]
N° ordre idéal 3
N° de prod. 503
1re diff. USA FOX (mardi 15 septembre 1992)
1re diff. francophone Canal+ France (date inconnue)
Format image 4/3 (Full screen)
Durée ± 21 minutes
Scénario Henry T. Gilroy
Sean Catherine Derek
Réalisation Boyd Kirkland
Musique Shirley Walker
Studio d'animation Dong Yang Animation Co., LTD.
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Joyeux Noël Batman Morts de rire
Guide des épisodesForum

Sommaire

Histoire

Remis en cause en tant que Bruce Wayne par le Dr Long, un vieil ami de son père, Batman tente d'empêcher le cambriolage de l'université de Gotham par un pyromane appelé l'Épouvantail qui, pour lui échapper, l'asperge d'un gaz ayant pour effet de donner des visions effrayantes : Batman voit le spectre de son père, prétendant qu'il lui fait honte !
Ébranlé par cette hallucination, Bruce est rassuré par Alfred, tandis que l'Épouvantail explique à ses sbires pourquoi il en veut au Dr Long et à l'Université.

Le lendemain, l'Épouvantail kidnappe le Dr Long après avoir contaminé les invités d'une vente de charité qu'il préside.
La foule paniquée s'en prend alors à Batman, qui réussit toutefois à se hisser jusqu'au dirigeable qu'ont emprunté l'Épouvantail et ses hommes de main.
Durant le combat qui s'ensuit, les sbires sont vaincus mais le ballon est endommagé.
L'Épouvantail s'enfuit alors grâce à un petit planeur qui se détache du ballon.
Après avoir sauvé le Dr Long, Batman découvre la véritable identité de l'Épouvantail en analysant des indices, et lui rend une petite visite : le prenant au piège de son propre gaz, il n'a plus qu'à le livrer au commissariat.

Images

Doublage

Distribution

Personnages Voix originales Voix françaises
Batman / Bruce Wayne Kevin Conroy Richard Darbois
Inspecteur Harvey Bullock Robert Costanzo Gilbert Lévy
Commissaire James Gordon Bob Hastings Jean-Claude Sachot
Alfred Pennyworth Clive Revill Jacques Ciron
Summer Gleeson Mari Devon Brigitte Berges
Docteur Long Kevin McCarthy *
L'ordinateur Richard Moll Gilbert Lévy
L'Épouvantail / Jonathan Crane Henry Polic II Vincent Violette
Thomas Wayne Richard Moll Richard Darbois
Anthony Richard Moll Jean-Claude Sachot
Nigel * Philippe Peythieu
Le gardien de la banque * Gilbert Lévy
Invité #1 (dédicace) * Philippe Peythieu
Invitée #2 (dédicace) * Véronique Augereau
La voix-off de la pub * Philippe Peythieu
Un policier * Jean-Claude Sachot
Invité #1 (musée) * Vincent Violette
Invitée #2 (musée) * Véronique Augereau
Invité #3 (musée) * Gilbert Lévy
L'invitée au sac * Brigitte Berges
Le narrateur * Vincent Violette

Remarques

Commentaires

Titres

  • Le titre original, Nothing to Fear [Rien à craindre], est traduit très librement Épouvantable Épouvantail, indiquant d'emblée le nom du vilain. Par ailleurs, les accents sont absents sur ce titre intégralement en majuscules.
  • Le titre VO fait référence à une citation du président Franklin D. Roosevelt: « There is nothing to fear but fear itself. » [Il n'y a rien à craindre sauf la peur elle-même].
Écouter la musique de fond

Analyse

  • Cet épisode marque la première apparition de l'Épouvantail dans le DCAU (sa seule apparition marquante à la télévision remonte à un épisode Super Friends, qui se trouvait également évoquer le passé de Batman…). Il révèle pour l'occasion ses origines : docteur en psychologie spécialisé dans les phobies, il a toujours été fasciné par le comportement humain confronté à la peur et déjà tout petit il s'amusait à terrifier ceux qui croisaient son chemin. Après de brillantes études supérieures, il fut nommé directeur du centre de recherches du département de psychologie expérimentale et développa un gaz paniquant qui fit ses preuves, mais le Dr Long n'apprécia guère ces méthodes de travail et le renvoya en le traitant de malade. Ne parvenant pas à encaisser ce renvoi, il décida alors de se venger du professeur en détruisant l'université.
  • C'est également son unique apparition sous cette apparence, son masque étant redessiné pour les épisodes suivants de sorte à le rendre plus inquiétant. Il faudra attendre TNBA pour que l'équipe arrive à un résultat qui les satisfasse. Par ailleurs, sur les premiers croquis de Mike Kim, le design du personnage devait avoir un aspect tordu, mais les animateurs n'ont pas suivi l'idée.
  • La fin de l'épisode nous apprend que la plus grande peur de Crane semble être, ironiquement, celle des chauve-souris.
  • Concernant Batman, cet épisode a le mérite de le confronter à ses doutes. Dès le début de l'épisode, un ami de son père affirme que l'image publique que Bruce donne de lui (ce qui est à l'insu de tous volontaire) salit le nom des Wayne, et la vision qu'il a de son père peu après va dans ce sens, même si cette fois c'est son identité de Batman qui est en cause.
  • On apprend ainsi, puisque le gaz de l'Épouvantail fait ressortir les peurs les plus profondes de ses victimes, que la plus grande crainte du justicier est de ne pas être à la hauteur des attentes de ses parents. Heureusement, dans une scène assez émouvante, Alfred, dissipera ce doute en rassurant Bruce : contrairement à ce qu'il peut penser, Thomas Wayne n'aurait pas honte mais serait au contraire très fier de Batman, car Alfred lui-même ressent de la fierté pour lui.
  • Plus tard, Bruce parvient à dissiper l'hallucination à force de détermination, et la scène finale constitue un magnifique épilogue où Bruce rend visite à la tombe de ses parents, symbolisant qu'il a fait la paix avec leur souvenir.

Détails

  • Comme la plupart des épisodes de séries animées DC, celui-ci se divise en trois actes. La première entracte a lieu lorsque Batman, en proie aux flammes, a la vision de son père. La seconde survient quand Batman et le sbire tombent du dirigeable.
  • Comme dans la plupart des épisodes, Shirley Walker a l'occasion de jouer le thème de Batman, notamment lors de la scène où il reprend ses esprits après l'hallucination, et se balance le long du dirigeable.
  • Le thème de l'Épouvantail, que nous réentendrons dans ses apparitions futures, est également joué, notamment dans le title-card.
  • Quant au magnifique thème joué lors de l'épilogue au cimetière, il sera réutilisé à la fin de Double Jeu (2) et figurera ainsi sur le CD paru en décembre 2008.
  • Ajoutons qu'à deux reprises dans cet épisode, nous sommes en présence d'une des seules et uniques fois de toute la série où le thème original de Danny Elfman est utilisé : lors de la scène de la banque, et quand l'Épouvantail s'échappe de la soirée à l'Université.
  • Batman est victime d'un gaz de l'Épouvantail, ce qui se reproduira dans Sombres Hallucinations et Jamais peur. Dans Le Maître de l'épouvante, c'est Robin qui sera affecté.
  • Le journal que lit le sbire de l'Épouvantail, annonçant la vente de charité au musée universitaire, sera visible parmi d'autres unes (dont celle de Poison d'amour) sur l'ordinateur de Batman dans Amour on Ice.
  • Cet épisode a inspiré le sixième niveau du jeu The Adventures of Batman & Robin sur Super NES, intitulé "Perchance to Scream".
  • La fameuse réplique de Batman « I am vengeance, I am the night, I am… Batman. » est emblématique du personnage. Il y sera d'ailleurs fait référence dans le titre du 49e épisode, I Am the Night, et elle servira d'ouverture à la comédie musicale de Futur-ex (Batman : La Relève).
  • Batman porte ici son masque à gaz pour la première fois (il recommencera dès l'épisode suivant, Morts de rire), ce qui s'avère inefficace puisque l'Épouvantail parvient malgré tout à lui inoculer son gaz via un pistolet à fléchettes.
  • Dick Grayson / Robin, l'agent Renée Montoya, Lucius Fox et le maire Hamilton Hill n'apparaissent pas dans cet épisode.

Incohérences ou Éléments inexpliqués

Quelques petits détails :

  • Les sprinklers sont normalement inefficaces sur les feux d'essence.

Références culturelles

Diverses références culturelles :

  • Le garde, au début de l'épisode, est en train de lire un comic-book des Tiny Toons, série sur laquelle Bruce Timm, Paul Dini et Eric Radomski ont justement travaillé.
  • En VO, Bullock appelle Batman "Zorro", en référence au célèbre justicier masqué. C'est d'ailleurs un film de Zorro que Bruce Wayne et ses parents étaient allés voir au cinéma le soir du meurtre…
  • Parmi les entreprises énumérées par le Bat-ordinateur, on peut noter Axis Chemicals, usine où Jack Napier devient le Joker, et Star Labs, laboratoire apparaissant régulièrement dans les aventures de Superman, dont Superman TAS, et où travaille le Professeur Hamilton.
  • La vision que l'Épouvantail a de Batman, à la fin de l'épisode, a été inspirée à Bruce Timm par le démon Chernabog du long-métrage Fantasia, de Disney… lui-même inspiré du film de 1926 Faust, une légende allemande.



Citations

Summer : Dr Long, vous connaissez Bruce Wayne ?
Dr Long : … Votre père et moi avions confiance en vous. Il faisait de grands projets glorieux.
Bruce : Je crois qu'il peut être fier de moi, les Industries Wayne n'ont jamais été aussi prospères !
Dr Long : Vous croyez ? Du temps de votre père le nom des Wayne forçait le respect et faisait l'admiration de tous, alors qu'aujourd'hui il est synonyme d'égoïsme, de beau-parleur et de coureur de jupons ! C'est une chance qu'il ne voie pas ce que vous en avez fait : il serait sûrement mort de honte !


L'Épouvantail : Quelle joie de te voir, Batman ! Oh… Un masque à gaz ? Finalement je suis heureux de voir que tu es moins bête que ce que l'on prétend !
Batman : Qui es-tu, vermiceau ?
L'Épouvantail : Je suis l'Épouvantail ! Je suis le cauchemar de Gotham, je suis… la peur rouge !
Batman : Bon, assez rigolé bouffon, on s'expliquera au poste !
L'Épouvantail : N'avance pas ! Sinon…


Bullock, à Batman : Attends mon lascar, tonton Bullock va s'occuper de toi !
Gordon : Bullock ! Vous vous croyez au far-west, peut-être ?
Bullock : Parfaitement, c'est le far-west ! D'un côté les pilleurs de banques, de l'autre Zorro qui dit que le voleur serait un… Eeuh ? Mais où est-il ?
Gordon : Vous parlez de qui au juste ?
Bullock : Ooh, de rien, laissez tomber…


L'Épouvantail : Je crains d'avoir quelque peu sous-estimé ce Batman… Tant pis, de toutes façons l'université est condamnée à une fin atroce !
Anthony : Ouais, ça c'est chouette, fini l'école ! Hé patron pourquoi on fait sauter une école, qu'est-ce qu'ils vous ont fait ?
L'Épouvantail : Ah, ce qu'ils m'ont fait ? Mais ils m'ont renvoyé !
Nigel : C'est comme moi patron, ils m'ont renvoyé à cause de mes mauvaises notes !
L'Épouvantail : Je n'avais pas de mauvaises notes, espèce d'idiot. … Avant d'être l'Épouvantail j'étais docteur en psychologie, spécialiste des phobies. L'étude du comportement humain, confronté à la peur, me fascinait. Petit garçon déjà, j'adorais faire des choses terrifiantes aux gens, aux animaux, enfin à tout le monde ! J'avais appris à contrôler la peur, j'en faisais une arme redoutable. Après de brillantes études supérieures, je fus nommé directeur du centre de recherches du département de psychologie expérimentale. Mes travaux avançaient vite et bien, tous les cobayes réagissaient positivement à mon gaz paniquant, mais le Dr Long n'appréciait guère mes méthodes de travail, alors il m'a renvoyé, et vous savez ce qu'il a dit ? "Allez vous faire soigner" ! Wooh l'inconscient, c'est moi qui vais le soigner !
Anthony : C'est un vrai docteur, voilà mon diagnostic !


Alfred : Je trouve cela calomnieux, monsieur.
Bruce : Quoi, Alfred ?
Alfred : Mais tout, enfin ! Cet énergumène avec son horrible costume, qui passe son temps à effrayer les braves gens... Je me demande où ils vont chercher des idées pareilles !


Alfred : N'ayez pas d'inquiétude monsieur, je vous assure que votre père serait fier de vous, parce que… parce que je suis très fier de vous. Allez maintenant, un bon potage au poulet et une bonne nuit de sommeil, et vous verrez qu'il n'y paraîtra plus.


L'Épouvantail : Oh, que je suis heureux ! J'ai enfin assouvi ma vengeance ! Toute l'université est prise de panique, et Batman va en faire les frais ! Ils vont le réduire en pièces, le transformer en bouillie !


Bullock : Regardez les choses en face, commissaire, Batman et l'autre sont de mèche ! Il a aidé l'Épouvantail à s'échapper ! Je vous parie ma licence que votre Batman se fout de nous !
Gordon : Eh bien donnez-moi votre licence !
Il lui montre l'Épouvantail, accroché au plafond par Batman.
Bullock, il faut savoir être bon joueur…


Traduction

La traduction française prend certaines libertés, d'importance variable :

  • En VF, le narrateur (ici Vincent Violette puis Philippe Peythieu) traduit les textes affichés à l'écran, là où la VO reste muette, le téléspectateur ayant tout le loisir de lire directement.
  • En VF, Summer ne précise pas son nom de famille quand elle se présente au Dr Long.
  • Le Gotham Insider devient la Gazette de Gotham.
  • Le Dr Long dit à Bruce que son père et lui avaient confiance en lui. En VO, il disait qu'ils avaient fait l'université ensemble.
  • L'Épouvantail dit à ses sbires qu'ils ont intérêt à faire ce qu'il leur dit, alors qu'en VO il les insultait.
  • « Give it up. There's no way out. » devient « Bon, assez rigolé bouffon, on s'expliquera au poste ! »
  • L'Épouvantail vante à Batman les mérites de son gaz là où, en VO, il se demandait quelles pouvaient être ses angoisses. Il lui souhaite ensuite de faire de beaux rêves là où, en VO, il se contentait de rassembler ses troupes.
  • Le policier somme en VF Batman de ne plus bouger. En VO, il lui demandait juste ce qu'il s'était passé.
  • L'Épouvantail dit en VF qu'il a fait des études supérieures alors qu'à ce moment, il est déjà enseignant.
  • Au journal télévisé, Gotham State University devient « le stade universitaire de Gotham » !
  • Alfred dit à Bruce qu'il « trouve cela calomnieux ». En VO, il lui demandait de s'imaginer [un homme au déguisement effrayant]. Il se demande ensuite d'où leur vient cette idée et, en VO, ce que ce sera ensuite.
  • Quand Bruce raconte ses visions, Alfred cherche à lui faire finir sa phrase. En VO il restait muet.
  • « Thank you, Dr Long. I'll take that » devient « Lâchez ça, Dr Long, allez, donnez-moi ça ».
  • « No! Help! » devient « Non, ma tête ! ».
  • En VF, l'Épouvantail dit à Batman qu'il aurait mieux fait de rester chez lui. En VO, il supposait simplement qu'il serait encore sous l'effet du gaz.
  • Alors que son patron jubile, un sbire le reprend : « Then who's that? ». En VF, il se contente de l'appeler pour lui montrer.
  • En VF, l'Épouvantail grommelle là où en VO, il interpelle un de ses sbires, nous révélant son nom qui demeure donc inconnu en VF : Anthony.
  • « Look out! » devient un simple « Aïe ».
  • « I am vengeance » devient « Je suis justicier ».
  • Les noms de sociétés sont bizarrement traduites, notamment "Macurity Manufacturing" et "Star Labs" qui deviennent "Énergies nouvelles" et "Neutron Plus" !
  • Quand Crane rumine « I was so close » (je touchais au but) est traduit « À chaque fois c'est la même chose, je n'ai jamais eu de chance » !
  • « Stay... Stay away » devient « Je n'ai rien fait, ce n'est pas moi » !

Médias (DVD, VHS et CD)

Cet épisode est l'un des plus exploités en vidéo et DVD (sans doute parce qu'il figure parmi les premiers de la série). On le retrouve sur :

: ce drapeau indique que le média comporte une piste audio VF.

Notons également que la musique de cet épisode, répartie sur neuf pistes, est intégralement disponible sur le premier disque du quadruple-CD Batman: The Animated Series - Volume 2. Le site de l'éditeur propose d'en écouter un extrait , tiré de la scène du dirigeable.

Diffusions

Quelques diffusions et rediffusions que nous avons pu relever sur les chaînes francophones :

Références

Sources images et infos :