September 21, 2017, Thursday, 263

Amour fou

De La Tour des Héros.

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Cet article concerne l'épisode de The New Batman Adventures. Pour la bande dessinée, voir Amour fou (BD)alt=Page d'aide sur l'homonymie

Amour fou (Mad Love) est, selon l'ordre idéal, le 24e et dernier épisode de The New Batman Adventures.

The New Batman Adventures
Épisode
Titre français Amour fou
Titre original Mad Love [Amour fou]
N° ordre idéal 24
N° de prod. Inconnu
1re diff. USA The WB (samedi 16 janvier 1999)
1re diff. francophone France 3 (date inconnue)
Format image 4/3 (Full screen)
Durée ± 21 minutes
Scénario Paul Dini
Histoire Paul Dini
Bruce Timm
Réalisation Butch Lukic
Musique Shirley Walker
Studio d'animation Koko Enterprise Co., LTD.
Dong Yang Animation Co., LTD.
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Le Jour du jugement La Mystérieuse Batwoman
Guide des épisodesForum

Sommaire

Histoire

Alors que le Joker essaie de trouver le plan qui lui permettra d'éliminer Batman de manière artistique, Harley tente de l'aguicher revêtue d'une nuisette… mais en vain ! La jeune femme, dérangeant le criminel, se retrouve d'ailleurs bientôt à la rue. C'est là que, perdue dans ses pensées, elle se rappelle sa rencontre avec le Clown du Crime lorsqu'elle a commencé à travailler à Arkham en tant que psychiatre.

Fascinée par le profil des super-criminels, Harleen Quinzel avait à cœur de traiter le Joker. Sur le divan, ce dernier arriva donc facilement à l'émouvoir en lui racontant sa vie. Du moins, une certaine version de sa vie… Séduite, le Dr. Quinzel en vint à permettre l'évasion du Joker et c'est à cette occasion qu'elle devint Harley Quinn.

À l'issue de sa rêverie, Harley est intimement persuadée que Batman est le seul obstacle à son amour avec le Joker. Elle décide alors de tendre un piège au justicier et celui-ci se retrouve bientôt suspendu par les pieds au dessus d'un aquarium rempli de piranhas ! Toutefois, par une ruse, il parvient à lui faire appeler le Joker. Fou de rage qu'Harley ait appliqué son plan avec brio, le criminel débarque et jette sa complice dans le vide. Sous la colère, il décide même de libérer Batman, mais se ravise finalement.

Attention, spoiler ! Ce qui suit dévoile des éléments importants de l'intrigue.

Après une violente bagarre sur le toit d'un métro, le Joker semble faire une chute fatale dans une cheminée. Gravement blessée, Harley, quant à elle, réintègre sa cellule d'Arkham où elle se promet de changer de vie… jusqu'à ce qu'elle aperçoive la rose posée sur sa table de chevet accompagnée d'un mot du Joker…

Doublage

Distribution

Personnages Voix originales Voix françaises
Batman / Bruce Wayne Kevin Conroy Richard Darbois
Le Joker Mark Hamill Pierre Hatet
Harley Quinn / Dr Harleen QuinzelArleen Sorkin Kelvine Dumour
Commissaire James Gordon Bob Hastings Jean-Claude Sachot
Dr Joan Leland Suzanne Stone Véronique Alycia
Un infirmier * Gilbert Lévy
Summer Gleeson * Véronique Alycia

Remarques


Commentaires

Titres

  • Le titre français est une traduction fidèle de l'original.

Analyse

  • Amour fou est certainement l'un des meilleurs épisodes de toute la série The New Batman Adventures (à égalité avec Blessures anciennes). Et pour cause, il lève enfin le voile sur les origines de la plus attachante adversaire de Batman : Harley Quinn !
  • Bien que "l'ordre officiel" de la série soit inconnu, plusieurs éléments portent à croire qu'il s'agit du dernier épisode : écrit par Bruce Timm et Paul Dini en personne (qui n'hésitent pas à se représenter eux-mêmes en arrière-plan), l'histoire amène les personnages à des comportements inattendus ou insolites. La bagarre entre Batman et sa nemesis, perchés sur un métro, ressemble à une scène finale. Après une telle histoire, il nous semble effectivement improbable de regarder Prenez garde au Creeper (comme le propose pourtant le digipack). C'est pourquoi notre ordre idéal propose de voir cet épisode en dernier (comme lors de la 1re diffusion de la série aux États-Unis.
  • Cet épisode est une adaptation du comic book Mad Love (1994), inspiré de Batman TAS. L'album a connu un énorme succès et a été couronné d'un Eisner Award, la plus haute distinction que puisse recevoir une BD américaine. Depuis, l'histoire a d'ailleurs été reprise dans la continuité officielle pour intégrer le personnage d'Harley aux comics "classiques".


  • L'épisode est une véritable introspection d'Harley qui se révèle bouleversante de sincérité. Relativement atypique, cet épisode est entièrement centré sur ce personnage qui en est d'ailleurs la narratrice. Notons que le point de vue du criminel sera réutilisé quelques années plus tard avec succès dans l'épisode Unité spéciale X de la 4e saison de La Ligue des Justiciers.
  • Mêlée d'amour et de violence, la relation qui unit les deux criminels avait déjà été explorée indirectement dans des épisodes comme Harley et Ivy ou Harlequinade. D'autres éléments révélateurs transparaissaient aussi dans Joker s'achète une conduite ou dans Prenez garde au Creeper, mais la question des origines d'Harley restait en suspens.


  • L'histoire comporte des moments psychologiques d'une grande intelligence comme les confessions du Joker au docteur Quinzel ou le stratagème qu'utilise Batman pour amener Harley à téléphoner au Joker.
  • Côté animation, fluide et joliment réalisée, elle transpose fidèlement les planches du comic-book original, sans ralentissement ni à-coups. Quant à la musique, il s'agit d'une variation parfois sensuelle, parfois haletante, du fameux thème d'Harley que l'on a pu entendre dans Harley et Ivy (extrait ) ou Harlequinade.

Détails

Quelques détails sur l'épisode :

  • À l'entrée du cabinet de dentiste, l'écriteau porte le nom de « Dr J. Reko » qui est un anagramme de « Joker ».
  • Joan Leland, une des psychiatres d'Arkham, est apparue pour la première fois dans l'épisode La Journée d'Harley de Batman : La Série animée.
  • Lorsqu'Harleen Quinzel arrive à l'asile et que Leland lui parle d'un best-seller centré sur les psychopathes, le travelling passe sur la cellule de Poison Ivy puis s'arrête sur un criminel ressemblant étrangement à Paul Dini. Le premier épisode de The Batman fera le même genre de clin d'œil.


  • L'analyse, somme toute simpliste, du Dr Harleen Quinzel, ressemble à une satire de la psychanalyse : tous les poncifs freudiens sont mentionnés tels une recette de cuisine (voir Citations).
  • Lors du flashback, quelques images illustrent l'accident qui transforma Jack Napier en Joker. Cette scène est évoquée plus longuement dans Prenez garde au Creeper.
  • Le rire de Batman est une première dans la série (tout au plus on peut relever Chantage à crédit de BTAS, ou des scènes au Manoir avec Alfred) ! Il est réellement inquiétant (plus encore en VO), exactement comme le décrit Harley.
  • La scène où le Joker découvre Batman emprisonné par Harley est très humoristique : il le soulève, lui donne une tape amicale sur la joue puis Batman s'échappe en sautillant…




  • Dans la scène finale, un groupe de personnages apparaissent en avant-plan, caricaturant sans doute une partie de l'équipe artistique de la série.


Références culturelles

Diverses références culturelles :

  • Le titre de l'épisode évoque de nombreux films, le plus célèbre étant le film d'horreur Mad Love (1935) de Karl Freund dans lequel Peter Lorre incarne un médecin obsédé qui remplace les mains d'une superbe actrice par celles d'un meurtrier. Peut-être doit-on y voir un parallèle avec l'épisode : un psychopathe transformant une jeune femme en criminelle…


  • La réplique du Joker « Que la farce soit avec toi » est un jeu de mots qui fait référence à Star Wars : détail amusant puisque que la voix du Joker en VO est celle de Mark Hamill qui incarnait Luke Skywalker dans la trilogie originale.
  • Une réplique d'Harley, non reprise par la VF, fait allusion aux Looney Tunes, les personnages fétiches de Warner auxquels appartiennent Bugs Bunny, Titi et Grosminet ou Daffy Duck (voir les notes sur le doublage).
  • Ci-dessous, quelques planches transposées dans le dessin animé :
  • Quelques planches qui n'ont par contre pas été transposées dans l'épisode :

Citations

Harley Quinn : Allons Poussin, tu as oublié la révision de ton Harley aujourd'hui (mimant une moto) Vroum, vroum !



Le Joker : Apprends une chose, petite ! J'imagine la mort de Batman comme la consécration de ma carrière ! Ce devrait être le triomphe de mon humour génial contre sa panoplie et ses gadgets !


Harley Quinn : Très vite, mon analyse montra que le Joker, souvent décrit comme un psychopathe dangereux et cruel, n'était en fait qu’une âme torturée qui avait besoin d'affection. En conclusion, c'était un enfant maltraité qui cherchait à faire rire par ses bouffonneries. Malheureusement, à chaque fois surgissait le vertueux Batman qui s'obstinait à rendre impossible la vie de mon poussin !


Batman (hilare) : Pauvre idiote ! Le Joker est incapable d'aimer quelqu'un d'autre que lui ! Ouvrez les yeux, Harleen, il vous a ciblé comme un pigeon à la minute même où vous avez passé la porte d'Arkham…


Batman (au Joker) : Je dois reconnaître qu'elle a été à deux doigts de m'avoir, contrairement à toi… poussin !


Traduction

Quelques notes sur la traduction :

  • Lorsque le Joker quitte le cabinet, sa réplique « May the Floss be with you » (« Que le fil dentaire soit avec toi ») est intelligemment transposée en VF par « Que la Farce soit avec toi ».
  • Quand Harley parle toute seule dans la ruelle, son jeu de mots « At what point did my life go Looney Tunes », difficilement traduisible, devient « Comment en suis-je arrivée là ? »
  • Lors du premier dialogue entre Harleen Quinzel et le Joker, la VF traduit la réplique « If you were going to tell » par « Si vous aviez l'intention de marchander ». Il s'agit vraisemblablement d'une mauvaise lecture de « moucharder ».
  • Lorsque le Joker trie ses plans, il commente « Not funny, been done, too Riddler » ce qui se traduirait littéralement en « Pas drôle, déjà faite, trop Homme-Mystère ». L'allusion à l'Homme-Mystère n'a pas été reprise dans la VF.
  • Quand le Joker décide d'éliminer son prisonnier, il fait un double jeu de mots « A bat in the hand is worth two in the belfry » simplement traduit par « Un tien vaut mieux que deux tu l’auras ». L'expression « to have a bat in a belfry », équivalent de notre « avoir une araignée au plafond », était bien entendu impossible à transposer dans la VF. Notons que cette expression a aussi été utilisée comme titre pour le premier épisode de The Batman et qu'il y était également fait mention dans le premier film Batman (1989) de Tim Burton.

Médias (DVD)

Cet épisode figure sur :

: ce drapeau indique que le média comporte une piste audio VF.

Diffusions

Quelques diffusions et rediffusions que nous avons pu relever sur les chaînes francophones :

Références

Sources images et infos :