August 21, 2017, Monday, 232

Joker s'achète une conduite

De La Tour des Héros.

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Joker s'achète une conduite (Joker's Millions) est, selon l'ordre idéal, le 7e épisode de The New Batman Adventures. Cet épisode marque la première apparition, dans la série, de l'Iceberg Lounge et des serveuses Jay, Lark et Raven.

The New Batman Adventures
Épisode
Titre français Joker s'achète une conduite
Titre original Joker's Millions [Les Millions du Joker]
N° ordre idéal 7
N° de prod. Inconnu
1re diff. USA The WB (samedi 21 février 1998)
1re diff. francophone France 3 (date inconnue)
Format image 4/3 (Full screen)
Durée ± 21 minutes
Scénario Paul Dini
Réalisation Dan Riba
Musique Lolita Ritmanis
Studio d'animation Koko Enterprise Co., LTD.
Dong Yang Animation Co., LTD.
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Jamais peur Destinée
Guide des épisodesForum


Sommaire

Histoire

Les temps sont durs pour le Joker : aux abois côté financier, son dernier braquage échoue lamentablement et il ne parvient à échapper à Batman et Batgirl que de justesse, non sans avoir lâchement abandonné Harley Quinn ! Mais c'est alors qu'une bonne nouvelle arrive : "le roi" Barlowe, un ponte de la mafia qui a souvent été opposé au Joker, lui lègue toute sa fortune !

Après avoir monnayé une réhabilitation auprès d'un psychiatre, le clown se décide alors à vivre une vie rangée et luxueuse, au grand dam de Batman. Parallèlement, le Joker refuse de payer pour faire sortir Harley et recrute à sa place une imitatrice superficielle, causant la fureur de Quinn qui s'évade alors de l'asile d'Arkham. Alors que tout semble aller pour le mieux pour lui, la réalité rattrape le Joker, qui voit débarquer le fisc et les conséquents droits de succession qu'il doit régler…

Attention, spoiler ! Ce qui suit dévoile des éléments importants de l'intrigue.

C'est alors que le psychopathe réalise qu'il a été dupé : la majeure partie de ce que lui a légué Barlowe est constituée de faux billets et autres bijoux en toc ! Un enregistrement vidéo du mafieux effectué avant sa mort confirme la supercherie et le Joker est alors dans une impasse : il ne peut pas payer ses dettes mais ne peut non plus avouer la vérité au risque d'être ridiculisé dans tout le milieu criminel. Il décide alors de voler l'argent nécessaire, tout en prenant soin de ne pas utiliser ses méthodes habituelles pour ne pas qu'on puisse faire le lien avec lui.
Néanmoins, Batman finit par vite découvrir les plans du Joker, démasquant un de ses hommes qui tentait de se faire passer pour ce dernier pour lui créer un faux alibi. Accompagné par Batgirl et Nightwing, le Chevalier Noir ne met pas longtemps à arrêter le criminel après qu'il s'en est pris à des convoyeurs de fonds. Dans le fourgon qui le raccompagne à Arkham, le clown a la surprise de voir que la policière qui l'escorte est en réalité Harley déguisée, bien décidée à jouer de sa matraque pour se venger !

Doublage

Distribution

Personnages Voix originales Voix françaises
Batman / Bruce Wayne Kevin Conroy Richard Darbois
Batgirl / Barbara Gordon Tara Charendoff Claire Guyot
Nightwing / Dick Grayson Loren Lester Daniel Lafourcade
Le Joker Mark Hamill Pierre Hatet
Harley Quinn Arleen Sorkin Kelvine Dumour
Le Pingouin Paul Williams Philippe Peythieu
Poison Ivy Diane Pershing Sophie Lepanse
Jack Ryder Jeff Glen Bennett Martin Brieuc
"Le Roi" Barlowe Allan Rich Achille Orsoni
Ernie Sam McMurray Christian Peythieu
Fausse Harley Maggie Wheeler Kelvine Dumour
L'avocat du Joker John Garry Achille Orsoni
Ernie imitant le Joker Mark Hamill Pierre Hatet
La réceptionniste Maggie Wheeler Sophie Lepanse
Le porte-flingue de Barlowe Jeff Bennett Sylvain Lemarié
Perry John Garry Achille Orsoni
Le psy * Christian Peythieu
L'homme travesti en Harley Paul Dini Sylvain Lemarié
Un maton * Sylvain Lemarié
Un convoyeur * Sylvain Lemarié

Remarques

Commentaires

Titres

  • Le titre de la VO respecte celui du comics ayant inspiré l'épisode (voir la section références culturelles).
  • Celui de la VF met l'accent sur l'artificialité de la réhabilitation du Joker. On remarquera l'absence d'article pour désigner ce dernier, comme dans le reste de l'épisode (voir la section traduction). Notons aussi que si l'animation de l'écran-titre français reprend bien l'effet de clignotement au vert sur la dernière lettre, le résultat est moins efficace qu'en VO où le fait que cet effet soit sur la lettre s évoque astucieusement le symbole du dollar.

Analyse

Le DCAU a souvent exploré l'idée de criminels cherchant à se racheter aux yeux de la société. Ceux-ci n'y arrivaient souvent pas mais manifestaient la plupart du temps une bonne volonté initiale évidente. Toutefois, il paraissait difficile d'appliquer cette recette à un personnage comme le Joker. C'est à cette tâche ardue que s'est attaqué le scénariste Paul Dini en choississant judicieusement de partir très loin dans le second degré et l'ironie, voire l'absurde.

  • Le Joker n'a acquis sa liberté qu'en ayant corrompu avec une fortune héritée d'un mafieux (et en grande partie fausse, même s'il ne l'apprend que tardivement) et fait preuve d'un cynisme consommé en prenant un malin plaisir à narguer Batman ou encore Batgirl et Nightwing lorsque les deux jeunes gens ont dû sauver leur ennemi d'une tentative d'assassinat ! La révélation sur la supercherie dont il a fait les frais (à plus d'un titre !) fait perdre beaucoup de sa superbe au personnage, humiliation comparable à celles qu'il avait pu subir dans Le Joker fou ou Crise de rire. Néanmoins, plusieurs gags le concernant sont assez savoureux et plusieurs moments nous rappellent qu'il est également un terrifiant psychopathe (notamment lorsqu'il est pris d'une pulsion de meurtre avec la fausse Harley).
  • L'épisode permet de développer une facette plutôt inédite du personnage : sa cupidité. Jusqu'à présent, l'argent semblait bien secondaire à ses yeux, commettre un larcin était pour lui sans doute plus excitant par l'acte en lui-même et la mise en scène qu'il pouvait lui appliquer. On se souvient du mépris affiché pour l'argent proposé par Salvatore Valestra dans Batman contre le Fantôme Masqué et le fait d'être aux abois était une excuse suffisante pour justifier la somme (certes conséquente !) qu'il réclamait à Lex Luthor dans Nec Plus Ultra, de même pour le braquage du début de l'épisode qui nous concerne. Toutefois, après une scène flirtant avec le théâtre de boulevard où le Joker essaye de se jeter au fond des eaux pour couler avec ses précieux billets, le personnage semble très vite retrouver son insouciance habituelle et fait un deuil rapide de la vie confortable qu'il a pu vivre durant cette histoire !
  • Dini profite de l'occasion pour à nouveau mettre en valeur sa création la plus emblématique : Harley Quinn ! Son éviction par une imitatrice finit ironiquement par la servir grandement, même le Joker sera bien obligé de reconnaître qu'on ne peut pas la remplacer comme ça, son aura ne se résumant pas, loin de là, à lécher les bottes de son patron !
  • Les méchants sont clairement la vedette de l'épisode. Les répliques de Batman sont plutôt aisées à compter (et il faut attendre plus de la moitié de l'histoire pour qu'il en dise une, en tant que Bruce Wayne), devant se contenter dans une large partie de l'épisode de regarder son ennemi se pavaner sans qu'il puisse rien faire et on a déjà mentionné ce passage assez rageant pour Batgirl et Nightwing. Ce moment de complicité entre Dick et Barbara reste toutefois remarquable au vu de leur passif sentimental même si rien n'indique qu'ils maintiennent des rapports amoureux à l'époque de TNBA.
  • L'épisode est également l'occasion de réintroduire le personnage du Pingouin, avec un statut et un design différents. Dans ce dernier cas, il convient de rappeler que le design "à la Tim Burton" avait été imposé par la Warner afin de coller au film Batman : Le Défi, sorti à l'époque de la diffusion de BTAS. Débarrassé de cette contrainte, le design originellement prévu put être utilisé dans cette nouvelle série. Le fait de le voir ainsi en liberté, à l'instar du Joker, alors qu'on peine à le croire vraiment rangé (la série confirmera vite qu'il continue ses activités malhonnêtes en secret), contribue à rendre à cette histoire un certain premier degré, dénonçant ainsi la corruption (comme la première moitié de l'épisode se charge de le faire sous couvert d'humour) et le cynisme des puissants réussissant à se jouer du système judiciaire.
  • Le ton léger de l'épisode permet à l'équipe de production de se « lâcher », multipliant les gags (notamment ce fameux passage où défilent candidates et même candidat improbables pour le remplacement de Harley !) et autres « délires » comme la séquence musicale en plein milieu de l'histoire. Le nouveau design du Joker, tout critiqué fut-il (Bruce Timm lui-même n'a ultérieurement pas été tendre sur ce point ! ), n'a sans doute jamais été aussi pertinent qu'ici, permettant des expression faciales comiques fort à propos.

Détails

  • Robin et Alfred n'apparaissent pas dans cet épisode.
  • Curieusement, et alors que le contexte s'y prêtait pourtant parfaitement, le thème du Joker n'est utilisé que très discrètement (souvent juste les premières notes).
  • Le score de la séquence musicale où le Joker jouit de sa nouvelle fortune sera réutilisé un an plus tard : en effet, il est identique à celui entendu dans Le Copain de Superman, quand Jimmy Olsen est victime de sa nouvelle popularité.
  • Le magasin attaqué par le Joker au début de l'épisode vend des DVD, des PC et des télévisions HD, confirmant l'ambiance beaucoup plus contemporaine qui règne désormais au sein du DCAU, en opposition à l'aspect « rétro » de BTAS.
  • Jack Ryder fait sa deuxième apparition, de façon encore une fois assez discrète, mais qui prépare le terrain pour la considérable évolution de son personnage par la suite. Le fait qu'il présente ici un reportage sur le Joker s'avérera prémonitoire...
  • L'homme se présentant au casting pour remplacer Harley a les traits de Paul Dini, scénariste de cet épisode et créateur de Harley !
  • Ernie conseille au Joker d'utiliser une de ses anciennes techniques afin de subtiliser l'argent nécessaire pour payer ses dettes. En VO, il lui suggère même d'utiliser des poissons, de la même manière que dans les événements narrés dans Heureux comme un poisson dans l'eau. Hélas, la VF passe complètement à côté de la référence en parlant plutôt de gaz hilarants...
  • Bruce Wayne rappelle que le Joker a tenté de le jeter dans le vide, événement relaté dans Nec Plus Ultra (2e partie), et précise que cela ne date que du mois précédent (en temps réel, ce sont un peu plus de quatre mois qui séparent les dates de premières diffusions respectives aux USA), ce qui constitue un bon indice sur la continuité entre cette série et Superman TAS.
  • Harley avait déjà eu l'occasion de se déguiser en policière dans Chantage à crédit.

Incohérences ou Éléments inexpliqués

Cet épisode au caractère loufoque prend souvent des libertés avec la cohérence :

  • Il paraît un peu "gros" que le Joker puisse louer un appartement alors qu'il est le criminel le plus célèbre et recherché de Gotham City !
  • De même, on peut se poser des questions sur sa propriétaire. Difficile de savoir si elle est vraiment dupe concernant ce "Monsieur Kerr" ou si elle est seulement ironique et accepte sciemment de loger un fou dangereux comme lui !
  • Lors du reportage présenté par Jack Ryder, au moment où le psychiatre du Joker est interviewé, on entend la voix de Ryder lorsque ce dernier est interrogé sur les rumeurs de corruption dont il fait l'objet, alors qu'on voit sur le plan suivant que c'est un autre reporter qui mène l'entretien ! L'erreur est présente aussi bien en VO qu'en VF.
  • Une fois en liberté, le Joker continue à se faire appeler sous son nom de criminel, y compris par un membre du fisc, alors qu'il paraîtrait logique qu'il soit occasionnellement appellé par son nom civil (à moins de considérer qu'il se fait en fait appeler "Joe Kerr" comme avec sa logeuse !). Il est vrai que le nom Jack Napier, que la première partie de BTAS présentait comme étant le véritable nom du criminel (collant ainsi au film Batman de Tim Burton, conformément aux exigences de la Warner), semble avoir sciemment par la suite été mis de côté dans le DCAU (car Bruce Timm et ses comparses n'avaient jamais souhaité donner de vrai nom à leur Joker !) et la réelle identité du personnage reste donc ambigüe.
  • L'homme travesti en Harley, une fois "recalé" par le Joker, prend congé et se dirige vers la sortie. Pourtant, il réapparaît inexplicablement un peu plus loin dans la séquence avant de disparaître à nouveau comme par magie !
  • Si on ne reviendra pas sur le fait que Ernie peut miraculeusement imiter à la perfection la voix du Joker (le DCAU était coutumier de ce genre de facilité), il paraîtra plus étrange que ce soit lui qui ait été choisi pour ce "rôle" (malgré son nez aquilin) étant donné qu'il est sensiblement plus malingre que son patron ! On note toutefois que l'épisode tient bien compte de cela puisque ce faux Joker semble bel et bien plus petit que Bruce.

Références culturelles

Cet épisode est une adaptation de l'histoire The Joker's Millions, signée David Vern Reed et Dick Sprang, et publiée en décembre 1951 dans Detective Comics #180. L'adaptation s'avère assez fidèle à l'histoire originale, même si bien sûr, tout ce qui tourne autour de Harley Quinn est exclusif à l'épisode (le personnage n'ayant été créé que 40 ans plus tard !).


  • Cet épisode nous apprend enfin les noms des deux hyènes du Joker, qui toutefois sont différents selon la version ! En VO, elles se nomment Bud et Lou, ce qui fait référence aux deux comiques Bud Abbott et Lou Castello. En VF, c'est plutôt Harpo et Groucho, deux des Marx Brothers.
  • La séquence narrant la libération du Joker est une satire d'un événement judicaire réel : l'affaire O.J. Simpson. En effet, l'avocat du Joker ressemble beaucoup à celui de Simpson, Johnnie Cochran. Aussi, la réplique « Si un homme respire la joie de vivre, il mérite d'être libre ! », ""If a man's filled with glee, that man must go free!" en VO, est une allusion évidente à une phrase prononcée par Cochran : ""If it does not fit, you must acquit!".
  • Le passage où le Joker lâche des billets de banque en pleine rue évoque une scène similaire du film Batman de Tim Burton. D'ailleurs, à l'origine, le scénario de ce film prévoyait de révéler que les billets étaient faux !
  • On peut voir à un moment Batman et Batgirl observer les facéties du Joker du haut d'un building. Sur ce dernier, on peut voir l'inscription "ACME TIRE". Dans les cartoons de Warner Bros., et plus précisément ceux mettant en scène Bip-Bip et Coyote, ACME n'est autre que la firme fournissant les divers gadgets qu'utilise Coyote pour tenter d'attraper Bip-Bip mais qui brillent en fait plus par leurs légendaires dysfonctionnements !
  • Batman démasque un sbire du Joker se faisant passer pour lui de façon assez similaire au début de The Killing Joke, sans doute le plus célèbre comics mettant en scène le Joker.
  • Alors qu'il goûte au plaisir de toucher à nouveau des vrais billets, le Joker s'exclame "Hello Ben, George, Abe." en VO. Il parle bien sûr des présidents dont les visages apparaissent sur les billets de banques américains. La VF choisit de faire l'impasse sur cette référence, sans doute jugée trop obscure pour les spectateurs français (a fortiori les plus jeunes), mais a tout de même laissé intacte la référence à Benjamin Franklin dans la scène où le Joker découvre que la plupart des billets légués par Barlowe sont faux.
  • Une fois n'est pas coutume, la VF dispose d'une référence propre. Ainsi, lorsque Batman arrête le Joker, il lui donne une pièce avant de dire à son ennemi : « Pour t'acheter des oranges ». Cela rappelle une expression populaire en France concernant le fait d'apporter des oranges aux prisonniers et dont l'origine reste assez mystérieuse.

Citations

Harley Quinn (alors qu'elle et le Joker se retrouvent en panne d'essence) : J'aurais du faire quoi ? Remplir le réservoir, descendre le gars et prendre la fuite ? (le Joker acquiesce avec un large sourire) Fallait le dire avant !


Le Pingouin : Désolé nous sommes complets ce soir, allez circulez, circulez !
Barbara : Mince alors, qui aurait cru que le Pingouin refuserait l'entrée à la fille du Commissaire ? C'est une honte !
Le Pingouin, à lui-même : Fichtre ! La fille du commissaire…
Lui ouvrant le passage : Mademoiselle Gordon! Quelle joie de vous voir, entrez donc ! Venez vous amuser ! Et naturellement, n'oubliez pas de me laisser votre note en partant…
Barbara : Merci, Mr Cobblepot !
Le Pingouin, à lui-même : Quelle sale petite profiteuse !


Le Pingouin : Alors, qu'est-ce que vous nous préparez de beau, Joker ?
Le Joker : Oh, mais je ne prépare rien, vieux crabe ! Je suis libre, je suis riche, et ça me comble de joie. Je parie que ce cher vieux Batman doit écumer de rage… Hahahahaaah !
Le Pingouin : Vivre dans le luxe est la plus belle des revanches !


Ernie : Vous leur devez 137 millions ?
Le Joker : Oui, et si je ne paie pas, j'irai en prison pour évasion fiscale ! Je suis peut-être assez fou pour défier Batman, mais jouer avec le fisc, alors pas de ça, Lisette !


Agent de sécurité d'Arkham #1 : Harley Quinn s'est échappée ! Bloquez toutes les issues ! Elle a dû filer par le tuyau de vidange…
Agent de sécurité d'Arkham #2 : Elle est peut-être folle, mais pas à ce point-là !
Ivy : Ha !


Traduction

Quelques remarques sur l'adaptation française (autres que celles déjà émises dans les sections précédentes) :

  • Comme cela avait parfois été le cas dans BTAS, la VF désigne le Joker sans article ("Joker" tout court au lieu de "le Joker" ou "du Joker").
  • Le fameux sobriquet que donne Harley Quinn ("Mister J" en VO) est retranscrit ici en "Monsieur Joker", comme le faisaient là aussi certains épisodes de BTAS. C'est également le cas par la bouche de la fausse Harley. En parlant d'elle, notons qu'en VO, elle se trompe de prononciation en disant Mister Ji au lieu de Mister Jay comme la logique anglaise devrait l'imposer ! Un effet qui n'est logiquement pas présent en VF.
  • Quant au fameux "Puddin’", son équivalent français est ici « mon chou », comme dans Superman TAS. Cet autre surnom affectueux a connu au fil du temps et des productions différentes traductions.
  • S'étant fait frapper au visage par Batman, le Joker s'écrie « Mes yeux ! » avant de laisser tomber une petite boule blanche renfermant du gaz. Le gag passe mieux en VO, où le Joker emploie le singulier ("My eye!"), pouvant aussi réellement faire croire que l'objet qui tombe est son œil !
  • Toujours à propos de surnom, le Joker utilise celui de "Batboy" pour désigner Batman en VO et ce à deux reprises. Mais la VF n'offre un équivalent (« Batifole ») que pour la deuxième occurrence, le clown se contentant de l'appeler par son nom de justicier pour la première. La traduction française pouvait pourtant reprendre tel quel le jeu de mot avec "bad boy" étant donné que l'expression avait déjà franchi l'Atlantique, comme en atteste l'année de sortie (1995) du film Bad Boys.
  • La VF exagère le retard du paiement de loyer du Joker (deux mois au lieu de deux semaines en VO).
  • La réponse de ce même Joker lorsque sa logeuse lui rappelle son retard dans le paiement du loyer est différente selon la version : en VO il lui dit "Sue me." (« Collez-moi un procès. » dans les sous-titres) alors qu'en VF, c'est « Et après ? ».
  • Le Joker appelle le Pingouin « vieux crabe » en VF, expression équivalente d'un point de vue sémantique au "old bird" de la VO mais qui colle moins au personnage en terme d'image.
  • Charmé par la fausse Harley, le Joker s'exclame « Éteignez les projos et lâchez les clébards », ce qui est plus politiquement correct que la formule de la VO : "Drown the kids and shoot the neighbors" (« Noyez les gosses et flinguez les voisins » dans la traduction fidèle des sous-titres).
  • Coincée dans une machine à laver, Harley appelle nommément Ivy au secours en VO, ce qui n'est curieusement pas le cas en VF.
  • Après avoir arrêté le Joker, Batman conseille à ce dernier de contacter ses « meilleurs avocats ». Une traduction étonnante puisqu'en VO, il lui dit "You'd better call your fancy lawyers.", ce que les sous-titres traduisent là encore fidèlement : « Tu ferais mieux d'appeler tes avocats à la noix.», ce qui renforce l'ironie de la réplique et lui confère du sarcasme !

Médias (DVD)

Cet épisode figure sur :

: ce drapeau indique que le média comporte une piste audio VF.


Lolita Ritmanis, compositrice de cet épisode, propose d'écouter sur son site une compilation dont les vingt premières secondes sont celles de cet épisode.

Diffusions

Quelques diffusions et rediffusions que nous avons pu relever sur les chaînes francophones :