December 11, 2016, Sunday, 345

Nec Plus Ultra (1re partie)

De La Tour des Héros.

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Nec Plus Ultra (1re partie) (World's Finest) est, selon l'ordre idéal, le 29e épisode de Superman : La Série animée. Cet épisode crée officiellement le DCAU puisqu'il réunit Superman et Batman (ce dernier étant le héros de la série contemporaine The New Batman Adventures, suite de Batman TAS).

Superman : L'Ange de Métropolis
Épisode
Titre français Nec Plus Ultra
Titre original World's Finest [Le Meilleur du monde]
N° ordre idéal 29
Saison 2e
N° de prod. 039
1re diff. USA The WB (samedi 4 octobre 1997)
1re diff. francophone Canal+ France (mer. 24 déc. 1997)
Format image 4/3 (Full screen)
Durée ± 21 minutes
Scénario Alan Burnett
Paul Dini
Rich Fogel
Histoire Alan Burnett
Paul Dini
Réalisation Toshihiko Masuda
Musique Michael McCuistion
Studio d'animation TMS-Kyokuichi Corporation
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La Fête des pères Nec Plus Ultra (2)
Guide des épisodesForum

Sommaire

Histoire

Le vol d'une statuette de jade par le Joker suscite la curiosité de Batman, qui décide de mener l'enquête à Metropolis à l'occasion d'une importante transaction.
Peu après, l'avion présidentiel est accaparé par des terroristes, attaque facilement déjouée par Superman.
Lois Lane, qui était à bord, profite de l'occasion pour faire des avances à Superman, mais une fois de plus le devoir l'appelle au mauvais moment et la jeune femme doit se résigner.

Cet exploit booste la popularité de l'Homme d'acier au grand dam de Lex Luthor, dont la limousine est alors détournée par Harley Quinn pour l'introduire à son patron.
En effet, la statuette qu'il a dérobée est constituée de Kryptonite massive et, las d'être continuellement défait par le Chevalier Noir, il entend bien changer la donne en éliminant l'Homme d'Acier… moyennant une certaine rétribution !

De son côté, Bruce Wayne fait son arrivée en ville pour faire affaires avec la LexCorp. Il rencontre alors Lois, qu'il invite à dîner, et Clark qu'il remarque à peine.
Pendant ce temps, le Joker s'installe à la tête d'une bande de mafieux locale, dont le chef est bientôt retrouvé en proie à un fou rire incontrôlable.

Lors de sa rencontre avec Luthor, Bruce découvre que leurs robots d'exploration spatiale sont en fait destinés à un usage militaire aussi y met-il son véto avant de passer une tendre soirée avec Lois.
Plus tard dans la soirée, à Hob's Bay, Clark cherche des informations sur le Joker tandis que Batman fait irruption dans une boîte de nuit pour soutirer des informations à un mafieux.
Devant la violence de son interrogatoire, Superman s'interpose.

Attention, spoiler ! Ce qui suit dévoile des éléments importants de l'intrigue.

Repoussé avec une habileté déconcertante, il utilise ses pouvoirs pour regarder sous le masque du Chevalier Noir, qui reprend l'avantage en brandissant un échantillon de Kryptonite, prélevé sur les lieux du vol initial, en guise d'avertissement.

De retour chez lui, Clark est au téléphone avec Lois, toute joie de lui annoncer qu'elle va ressortir avec Bruce, quand il réalise que Batman a placé un émetteur sur sa cape et l'a ainsi suivi jusqu'à chez lui, découvrant à son tour son identité secrète…

Images

Doublage

Distribution

Personnages Voix originales Voix françaises
Superman / Clark Kent Tim Daly Emmanuel Jacomy
Lois Lane Dana Delany Véronique Augereau
Batman / Bruce Wayne Kevin Conroy Richard Darbois
Le Joker Mark Hamill Pierre Hatet
Lex Luthor Clancy Brown Alain Dorval
Harley Quinn Arleen Sorkin Kelvine Dumour
Mercy Graves Lisa Edelstein Emmanuèle Bondeville
Commissaire Gordon Bob Hastings Jean-Claude Sachot
Inspecteur Bullock Robert Costanzo Gilbert Lévy
Dan Turpin Joseph Bologna Michel Muller
Alfred Efrem Zimbalist, Jr. Jacques Ciron
Bibbo Bibbowski Brad Garrett Jean-Claude Sachot
Ceasar Carlini John Capodice Mario Santini
Binko Corey Burton Gilbert Lévy
La terroriste Shannon Kenny Sybille Tureau
L'antiquaire * Mario Santini
Le chef des terroristes Corey Burton Gilbert Lévy
Une journaliste * Sybille Tureau
Un journaliste * Gilbert Lévy
Un homme de Carlini * Jean-Claude Sachot
Un scientifique * Jean-Claude Sachot

Remarques

  • En VO comme en VF, tous les interprètes originels de Batman TAS reprennent leurs rôles respectifs, pour le plus grand bonheur des fans.
  • Jean-Claude Sachot et Gilbert Lévy, dont les personnages respectifs ont somme toute très peu de lignes, voient alors leur présence rentabilisée sur plusieurs rôles additionnels.

Commentaires

Titres

  • Le titre original, World's Finest (qui subit d'ailleurs ici une coquille en devenant un improbable "Worlds's Finest"), n'est autre que le titre d'une série de comics ayant réuni les personnages de Superman et Batman pendant pas moins de 323 numéros, de 1941 à 1986. Le titre et son visuel sont revus pour la version que propose le DVD réunissant les trois épisodes en un film intitulé, donc, The Batman Superman Movie: World's Finest.
  • La version française, elle, adapte cette expression, qui n'a pas vraiment de traduction littérale (Les Meilleurs du monde), par un équivalent discutable car majoritairement utilisé en tant que slogan pour lessives…

Analyse

Ce triple-épisode pensé comme un film prend une place de choix au sein du DC Animated Universe car il en constitue le premier crossover. Et pas n'importe lequel : la première rencontre entre les deux plus grands héros de l'univers DC ! Il faut dire qu'en 1997, avec l'arrivée sur les ondes de la série The New Batman Adventures, qui faisait suite à Batman : La Série animée et reprenait l'esthétisme de Superman TAS, cet évènement s'imposait de lui-même. Les membres de l'équipe de Bruce Timm plongés dans ce projet disent que trois mois auront été nécessaires pour imaginer cette histoire qui entremêle des représentants de villes spirituellement aux antipodes. Le résultat fut et reste à la hauteur des attentes des fans.

  • La première partie impressionne à plus d'un titre. Déjà, il s'agit d'un tour de force de la part des scénaristes de faire évoluer autant de personnages si familiers et appréciés sans que l'un ne fasse de l'ombre à l'autre. Ensuite, les interactions inédites entre eux sont intenses, croustillantes et respectueuses des traits définis par des dizaines d'épisodes auparavant, donnant par la même une ampleur jouissive aux dialogues. Enfin, cerise sur le gâteau, les graphismes se situent dans le haut du panier de la série, studio TMS Entertainment oblige.
  • Le scénario s'appuie sur le contraste prononcé entre Superman, le rayonnant Boy scout qui plane dans les airs d'une Metropolis ensoleillée, et Batman, le Chevalier Noir tapi dans l'ombre pour enquêter dans une Gotham City nocturne, pluvieuse et déchirée par des éclairs. Aussi se tisse une intrigue dans laquelle les justiciers confrontent leurs différences au point de créer des étincelles inoubliables. La grande subtilité qui émerge de ces tensions est l'absence de l'écueil qu'aurait probablement représenté un combat entre les deux héros, gimmick quasi incontournable de tous crossovers. Il n'y a qu'un moment musclé, dans le bar, qui tient plus d'un échange bref et particulier de points de vue que d'une réelle rixe. Cette scène, magnifiée par la musique, n'en demeure pas moins un sommet de la série.
  • Dans l'absolu, Superman n'a rien à craindre du simple humain Batman. C'est pourquoi, pour que la rivalité opère avec plus de force, le script exploite les charisme et sex-appeal en béton armé de Bruce Wayne et lorgne vers le cauchemar pour le héros de Metropolis. Afin d'accroitre l'effet de plongeon, le début de l'épisode met d'ailleurs superbement en valeur le Big Blue en le faisant sauver l'autre homme le plus puissant du monde qu'est le président américain. Mieux, Lois Lane fait un pas potentiellement décisif pour débloquer leur romance contrariée. Mais l'attaque de la First National Bank sonne la fin des réjouissances car s'enchainent contre le Kryptonien le rapprochement sentimental entre Lois et Bruce Wayne, la découverte de son identité par Batman et la révélation de la menace des 20 livres de kryptonite en possession du Joker. Et Superman a beau jouer sur son terrain face à Batman, l'Homme-Chauve-souris gagne largement la première manche. Ce dernier ne semble pourtant pas non plus jouer complètement à l'extérieur. D'une part, à partir de son arrivée la nuit sera le seul cadre des scènes d'action. D'autre part, l'exotisme qui transparait de la boutique d'antiquités gothamite à la fois se prolonge avec le restaurant mexicain puis Binko et son accent italien, et reste associé à Gotham dans la mesure où ce sont le Joker, Harley et Batman qui les attaquent. Par ailleurs, le Chevalier Noir connait déjà le mafieux.
  • Le triangle amoureux Lois-Bruce-Superman complexifié par les double-identités fournit une seconde intrigue jamais vue jusqu'alors dans le DC Universe et pimente irrésistiblement les rapports entre les deux icônes de DC, en plus d'enrichir l'intrigue principale. Ces rapports se révèlent bien éloignés de ceux très amicaux de l'Âge d'Argent et du dessin animé Super Friends, mais moins houleux que ceux lus dans Batman: The Dark Knight Returns. À côté de ça, pour achever la vexation ressentie par Clark Kent, Lois Lane s'en donne plus que jamais à cœur joie dans l'arrogance vis-à-vis de son souffre-douleur de collègue. Son coup de téléphone nocturne où elle vante les mérites de Bruce Wayne s'apparente même à un majeur tendu bien haut.
  • Un autre contraste participe au tableau de l'ensemble. En effet, le caractère allumé du duo Joker-Harley Quinn fait ressortir davantage qu'à l'accoutumée le sérieux de la paire Lex Luthor-Mercy Graves. L'histrion d'Arkham profite de sa rencontre avec le milliardaire pour tester les limites de son flegme, par exemple en lui caressant son crane chauve. En retour, Lex se comporte tel qu'on le connaît, il cherche dans cette situation atypique, dont le rapport de force lui échappe, à en tirer le meilleur parti tout en veillant à en garder les mains propres. Toujours est-il que le Dragon Rieur, cette statue à la Kryptonite et aux zygomatiques contractés, relève de l'allégorie de l'union des deux dissemblables vilains.
  • L'homme d'affaire s'unit également, dans un registre différent, avec un autre personnage : Bruce Wayne. Leur conversation qui finit en discordance permet au playboy gothamite de gagner un peu en sympathie après les mauvais coups portés au snobé et frustré Clark Kent. On notera aussi que la proximité dont fait preuve Lex en posant la main sur lui (comme l'a fait auparavant le Joker sur Luthor) l'indispose. Mais c'est à se demander pourquoi, à la base, il accepte de passer un contrat avec le sulfureux entrepreneur de Metropolis. Le prétexte de venir dans cette ville pour traquer le Joker n'empêche pas que les projets de contrat ont dû être pensés bien avant cette circonstance.
  • En tout cas, la problématique de robots dédiés à la guerre, tous terrains et plus ou moins autonomes entre en résonnance les questionnements qu'entrainent les modèles actuels opérationnels ou en projet, qu'ils soient zoomorphes, humanoïdes ou volants.
  • Nec Plus Ultra semble utiliser une imagerie propre au western. Dans la première partie, on peut faire plusieurs rapprochements de ce genre entre : le détournement d'avion et les attaques de trains du farwest ; les voitures avec chauffeur et les diligences avec cocher ; la récompense d'un milliard de dollars pour la tête de Superman et les primes des têtes mises à prix ; les restaurant, bar et discothèque avec filles peu vêtues et les saloons et autres lieux de loisir environnés ou non de prostituées.
  • En suivant cette série de comparaisons, on peut filer une métaphore où Bruce Wayne/Batman est l'étranger venu de loin, le Don Diego Vega/Zorro vivant à l'autre bout du continent, embarquant avec lui son style, ses armes et ses méthodes particuliers, et quittant son territoire où il échappe toujours aux forces de l'ordre, dont le sergent Garcia en la personne de l'inspecteur Harvey Bullock. À l'opposé, Superman et les autorités font bon ménage, il a donc le statut de shérif et assène en cette qualité à Batman : « Je ne veux pas de règlement de compte dans ma ville ». Il reçoit néanmoins un tir symbolique d'une très longue distance (« Touché », dit-il de surcroit en VO) lorsque le Chevalier Noir, qui lui a logé l'émetteur, le salue avec la main mimant (sans le vouloir) un pistolet. Tandis que du côté des vilains, composés de deux bandoleros excentriques et d'un riche propriétaire, la kryptonite tient lieu d'or car lumineuse et donnant un pouvoir considérable.

Détails

Quelques remarques :

  • Ce film jouit d'une version papier très fidèle de 64 pages, écrite par Paul Dini et dessiné par Joe Staton (sauf pour les couvertures de devant et de derrière, toutes deux réalisées par Bruce Timm). L'histoire est légèrement compressée à cause du manque de place (voir les différences).
  • La scène d'introduction permet d'entendre le célèbre thème musical du Joker joué dans une boîte à musique, puis la suite, plus sinistre, de ce même personnage, telle qu'entendue dans le film d'animation Batman contre le Fantôme Masqué.
  • Le thème musical de Batman est également joué, à plusieurs reprises :
    • Dès son entrée en scène au début de l'épisode.R
    • Quand il s'introduit au night-club.
    • Lors du magistral final de l'épisode, quand Clark réalise que Batman l'a espionné.
  • Le thème de Superman enfin est également reconnaissable, bien que plus discret, lorsqu'il intervient pour contrecarrer l'attaque de l'avion.




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Incohérences ou Éléments inexpliqués

Quelques petits détails :

  • Le Joker met son bras entre le dos et le bout de la queue du dragon alors que sur les plans suivants, ces deux parties de la statue seront collés.
  • On ignore totalement comment le Joker a eu vent de l'existence d'une statue faite de kryptonite. Il reste possible qu'il ignorait ce détail au moment de la voler et qu'il n'était à la base intéressé par elle qu'en raison de son nom évocateur mais cette explication ne serait pas totalement convaincante car il aurait encore fallu qu'il découvre de quelle matière elle est constituée, et il est peu probable que le Joker sache reconnaître une matière aussi rare. De plus, le criminel semblait avoir son plan bien établi lors du vol, ne dérobant rien d'autre dans la boutique malgré ses soucis financiers.
  • La kryptonite en question ne se met curieusement à briller qu'à partir de la scène de la limousine (aussi bien pour la statue que pour le fragment récupéré par Batman).
  • Le gaz hilarant du Joker est de couleur rose dans cet épisode. Il s'agit sans doute d'une simple erreur des coloristes (comme le supposent également les commentaires audio).
  • Superman neutralise le chef des terroristes par un magistral coup de poing (la mise en scène mettant bien l'accent sur la violence du coup). Dans les commentaires audio, les créateurs reconnaissent volontiers qu'un simple humain aurait normalement dû avoir la cervelle explosée après un tel coup porté par l'Homme d'Acier !
  • Le président des États-Unis, qui vient en plus d'échapper à un attentat, part en limousine sans aucune escorte !
  • Le fait que Harley ait pu berner aussi facilement Luthor en rabaissant une casquette sur ses yeux est évidemment peu crédible, tout comme le fait que celle-ci et le Joker, qui doivent compter parmi les personnes les plus recherchées du pays, se promènent dehors en plein jour sans être inquiétés !
  • Lois semble découvrir à quoi ressemble Bruce pour la première fois lors de son arrivée à Metropolis, ce qui est étrange étant donné la célébrité de ce dernier. Ou bien le fait de le voir en vrai produit ce coup de foudre imprévu.
  • Le scientifique dit que le WayneLex T7 a mis 14,8 secondes alors que son chronomètre indique clairement 30 secondes.
  • Personne à Metropolis ne semble faire le lien entre la présence de Bruce Wayne en ville et celle de Batman !

Références culturelles

Diverses références culturelles :

  • Au tout début, Harley Quinn nomme, en VO, l'homme de la boutique « Clyde ». Ce nom, son déguisement terminé par un béret et le duo qu'elle forme avec le Joker rappellent le film Bonnie et Clyde (1967), qui romance l'histoire vraie du couple braqueur éponyme.


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  • Harley surnomme Lex "Mr. L" de la même manière qu'elle appelle le Joker "Mr. J", mais cela renvoie aussi à un alias employé par Luthor dans les comics de la fin des années 80.
  • Dans la limousine de Lex Luthor, le Joker tâtant les sièges s'exclame « Quel somptueux cuir de Corinthe ! ». Cette référence ne fonctionne qu'en VO, où elle fait écho à une publicité de 1976 pour la Chrysler Cordoba, avec Ricardo Montalban. Mark Hamill en pousse d'ailleurs l'imitation jusqu'à l'accent.
  • Le Joker promet à Lex Luthor qu'il gardera les mains propres, tandis que la caméra est cadrée pareillement au passage où il se moque de sa calvitie. Cela constitue une référence à la marque de produits de nettoyage, plus évidente en VO où il l'identifie directement à la mascotte : « Oh, you'll be Mr. Clean! ». Il est pour le coup dommage que la VF passe à côté d'un bon gag, seuls les sous-titres de l'édition The Batman Superman Movie franchissent le pas : « Vous serez M. Propre ».
  • Derrière la démonstration des capacités du WayneLex T7 qui s'achève par le soulèvement d'un cube noir se cache peut-être une évocation de la scène d'introduction du film 2001, l'Odyssée de l'espace (1968) où des australopithèques découvrent un monolithe noir rectangulaire et à la suite de quoi l'un des primates se met à tourner un fémur en arme. Cela fait d'ailleurs sens de par certaines notions interrogées par l'œuvre de Stanley Kubrick, à savoir l'intelligence artificielle et le danger qu'impliquent les nouvelles technologies. Ajoutons que la musique de ce passage de l'épisode se rapproche de celle bien connue du long métrage, même si elle est uptempo.


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  • Dans la boîte de nuit, la danseuse rousse en cage (dont les spectateurs les plus vigilants remarqueront les fesses libres sous la juppe) ressemble étrangement à Mary Jane Watson telle que la représentait John Romita Sr. dans les comics The Amazing Spider-Man de la fin des années 60. Plus simplement, on peut lui trouver une ressemblance avec la Lana Lang de STAS, justement inspirée graphiquement par le look de Mary Jane. Notons que cette danseuse fait également son apparition dans l'épisode Solo d'amour de TNBA.


Citations

Le Joker : Ceasar Carlini, mon vieux copain ! Je ne t'ai pas revu depuis… attends, je ne t'ai jamais vu, c'est bien ça ! Tu devrais sortir plus souvent !


Batman : Où est le Joker ?
Binko : Qui peut savoir, il doit faire joujou avec Harley Quinn !


Superman, à Batman : Je savais que vous étiez dingue, j'ignorais que vous étiez stupide…


Superman : Bruce Wayne ?!?
Batman : Vous avez triché.


Batman, tendant un minuscule fragment de kryptonite à Superman : Il ne vous en faut pas beaucoup dites donc…


Lois : Je voulais te dire que je serai en retard au journal demain matin… Je prends le petit-déjeuner avec Bruce !
Clark : N'est-ce pas merveilleux ?
Lois : Je crois déceler une certaine désapprobation, non ?


Traduction

Quelques remarques :

  • Le fameux surnom "Puddin’", que donne Harley au Joker, devient dans la VF de cet épisode "Mon chou" (là où dans Batman TAS c'était plutôt "Poussin"). C'est également le cas sur les sous-titres de l'épisode indépendant, ceux de la version "film" disant juste "Chou" tout court.
  • En VF, on peut s'étonner d'entendre Batman tutoyer Alfred, contrairement à d'habitude.
  • Commentant l'article élogieux sur Superman, Lex Luthor marmonne « Favorite son, my… ». L'équivalent VF est tout aussi rageur mais moins tendancieux : « L'enfant chéri, tu parles ! ». Les sous-titres se garderont eux aussi bien de tout sous-entendus.
  • Le Joker traite Superman de « guignol en costume » en VF. En VO, l'insulte est plus imagée : « overgrown bully in underwear long », qu'on pourrait traduire par "brute attardée en caleçon long" !
  • En VF, le Joker propose à Luthor de le débarrasser de Superman, en échange de la somme d'un million de dollars. En VO, il lui demande en fait one billion, soit un milliard. L'erreur sera rectifiée dans le "résumé de l'épisode précédent" de la deuxième partie.
  • Luthor dit de Batman qu'il est habillé en costume d'Halloween en VO. L'allusion à cette fête, pourtant déjà rentrée dans les mœurs françaises en 1997, n'est pas retenue par la VF, qui parle de costume de chauve-souris.
  • Selon Lois, Bruce à la réputation d'être « odieux » en VF, ce qui semble exagéré. En fait, le terme utilisé en VO est "spoiled", ce qui, en l'occurrence, renvoie plus au sens de "pourri gâté", c'est d'ailleurs la traduction retenue par les sous-titres.
  • Quand Clark paye Bibbo Bibbowski pour guetter toute information sur le Joker, celui-ci fait remarquer en VF que « les guignols, c'est pas ce qui manque ici ». En VO, il emploie le terme "jokers", un jeu de mot intraduisible en français.
  • Lorsque Binko dit que le Joker « doit faire joujou avec Harley Quinn », l'allusion est différemment tournée en VO : « making ha-ha with Harley Quinn ».
  • En VO, réalisant que Batman a découvert son secret, Clark lance un ironique « Touché », ce mot français étant utilisé en anglais lorsque quelque objectif a été atteint. L'usage est moins libre dans notre langue et dans le contexte, la VF préfère faire dire à Clark « Bien joué ».

Médias (DVD, VHS et CD)

Cet épisode figure sur :

: ce drapeau indique que le média comporte une piste audio VF.


Notons également que la musique de cet épisode figure au menu du quadruple-CD Superman: The Animated Series.

Diffusions

Quelques diffusions et rediffusions que nous avons pu relever sur les chaînes francophones :

Voir aussi

Sources et autres liens recommandés :